Les habitants plusieurs villages de la plaine de la Ruzizi, dans le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu, courent nombreuses difficultés pour accéder à l’eau potable. Constat fait par le reporter de Kilalopress.net ce weekend. Les villages les plus touchés partent de Katogota à l’entrée du territoire d’Uvira jusqu’à Kiliba.
Dans ces villages les habitants parcourent de longues distances pour s’approvisionner en eau potable et font recours aux eaux des rivières avec tous les risques liés aux maladies. Kidumu Musegetera Philémon, président de la société civile locale qui confirme cette information pense que cette situation est d’ailleurs à la base de la résurgence de l’épidémie du choléra dans cette partie de la province du Sud-Kivu.
Cette carence en eau potable dans cette contrée est liée à plusieurs facteurs. Rukukuye Bushambale Héritier, président du comité de gestion d’eau potable de Sange, pense que cette situation est dû à l’incapacité du réseau qui dessert en eau potable la cité de Sange, qui était construit en 1986 pour servir seulement 14.000 habitants. C’est avec la démographie que ce réseau n’est plus capable de desservir les habitants aujourd’hui plus de 80.000. Cette difficulté de manque d’eau potable est à la base de la notification régulière dans le camp de transit de refugiés burundais à Sange, plusieurs cas de contamination du cholera.
Suite à la démographie élevée, indique-t-il le gestionnaire du réseau de distribution d’eau est obligé de desservir l’eau selon les quartiers. C’est pendant ce temps que les autres quartiers de débrouillent en puisant de l’eau souillée des rivières.
Il lance appel vibrant au gouvernement et humanitaires pour initier des projets pour pallier à cette situation. Il propose l’érection des réseaux hydrauliques dans ces villages de la plaine de la Ruzizi, pour épargner cette population exposée à des épidémies d’origine hydrique.
Wendo joés