À Kinshasa, la restitution du projet régional PROFISHBLUE a offert un rare moment de lucidité politique autour d’un secteur longtemps marginalisé dans les stratégies de développement congolaises : la pêche et l’aquaculture. En ouvrant cet atelier, la secrétaire générale à la Pêche et à l’Élevage, Pascaline Mbangu, a assumé une ligne claire : faire de ces filières des piliers durables de l’économie nationale, capables de répondre à la fois aux urgences sociales et aux défis environnementaux.
Derrière le discours, l’enjeu est considérable. La RDC dispose d’un potentiel halieutique parmi les plus importants d’Afrique, entre fleuve Congo, lacs et zones humides. Pourtant, ce capital naturel reste sous-exploité, mal gouverné et vulnérable à la surexploitation, à la pêche illégale et aux effets du changement climatique. Le projet PROFISHBLUE, mis en œuvre par le secrétariat de la SADC avec l’appui financier de la Banque africaine de développement, se présente comme une tentative structurée de corriger ces failles à l’échelle régionale.
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