La ville de Lubumbashi a marqué un pas important vers la formalisation du secteur aurifère. En quelques jours seulement après l’ouverture de la succursale provinciale de DRC Gold Trading S.A.A., plus de 20 kilogrammes d’or ont été collectés, tracés et exportés dans le cadre légal, selon les informations communiquées par l’entreprise.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la République démocratique du Congo cherche à sécuriser ses ressources minières tout en augmentant ses recettes d’exportation légales. La société DRC Gold Trading S.A.A. a indiqué que pour l’année 2026, l’objectif est d’exporter 15 tonnes d’or, ce qui pourrait générer plus de 2,6 milliards de dollars pour l’économie nationale.
Les autorités et acteurs du secteur soulignent que cette démarche, en plus de renforcer les revenus de l’État, contribue à lutte contre l’or illicite, à la traçabilité des minerais et à une meilleure intégration des producteurs artisanaux dans le circuit légal. Selon les experts, une telle formalisation est cruciale pour garantir la transparence et réduire les risques liés à la contrebande et au financement des conflits.
Cependant, certains observateurs alertent sur la nécessité d’accompagner cette politique par des contrôles rigoureux, une surveillance environnementale et des mesures de protection sociale pour les communautés minières. La réussite de cette initiative dépendra donc autant de la capacité à exporter légalement que de celle à transformer cette formalisation en retombées durables pour les populations locales. La RDC semble ainsi tracer une voie vers un secteur aurifère mieux régulé, avec des promesses économiques importantes mais également des défis de gouvernance et de durabilité à relever.
Par kilalopress