Sous la vision de son excellence madame la ministre d’Etat, ministre des affaires foncières Acacia Bandubola Mbongo,la rdc a pris part à l’atelier de sensibilisation organisé du 22 au 23 juillet 2025 à Addis-Abeba par la commission économique des nations unies pour l’Afrique sur l’intégration du genre dans la gouvernance foncière ainsi que la protection des droits fonciers des femmes. Le représentant de son excellence madame la ministre d’Etat, ministre des affaires foncières, le secrétaire général aux affaires foncières Monsieur Makando Ngu boniface a fait savoir à l’assemblée réunie à Addis-Abeba qu’en rdc,le foncier est gérér des mains de maitre par une femme qui focalise son travail sur la légalité des textes qui administrent la gestion quotidienne de l’occupation des terres. Ainsi,la rdc est en avance sur le plan législatif en ce qui concerne la protection des droits fonciers des femmes.
Ce dernier a réaffirmé l’engagement du ministère des Affaires foncières, conduit par la Ministre d’État Acacius Bandubola Mbongo, dans la lutte contre les inégalités de genre liées à l’accès à la terre.Dans un contexte continental où les disparités foncières entre les genres ont été aggravées par la pandémie de COVID-19, la RDC entend jouer un rôle moteur en Afrique centrale. L’intervention de M. Makando Ngu s’est voulue à la fois technique et politique, mettant en lumière les efforts concrets entrepris par son administration pour garantir la sécurité foncière des femmes, notamment en zone rurale, là où le droit coutumier continue de régir majoritairement les rapports fonciers.
« En pratique, nos lois reconnaissent les droits des femmes sur la terre. Mais il reste des problèmes dans les zones rurales, où l’autorité coutumière joue un rôle clé. C’est pourquoi il est crucial d’impliquer ces autorités dans la sensibilisation et l’accompagnement des réformes », a-t-il déclaré. Sous l’impulsion du ministère, une série de mesures structurelles ont été prises, dont l’obligation, au niveau administratif, de requérir l’accord explicite de l’épouse avant toute aliénation d’un bien immobilier par un homme. Cette disposition, bien que technique, traduit une avancée majeure dans la reconnaissance effective des droits fonciers des femmes en RDC.
Au-delà des textes, c’est une volonté de changement systémique que le ministère veut insuffler. La stratégie repose sur trois piliers : la codification progressive des droits coutumiers dans une perspective de genre, la coopération étroite avec les autorités locales et chefferies traditionnelles, et le renforcement des capacités des femmes rurales à faire valoir leurs droits.
L’atelier d’Addis-Abeba a également permis de renforcer les synergies entre les pays africains dans la mise en œuvre de la Déclaration de l’Union Africaine sur les questions foncières, avec un focus sur la promotion des droits fonciers des femmes. L’initiative « Gender-Responsive Land Governance in Africa », soutenue par l’UNECA, a pour ambition de catalyser des actions nationales concrètes, à travers des outils de suivi, de formation et d’évaluation des politiques foncières.

En cela, la RDC ne veut pas rester en marge. Elle se positionne comme un acteur réformateur, déterminé à transformer les pratiques sociales héritées et à inscrire la gouvernance foncière dans la logique de l’Agenda 2063 et des Objectifs de Développement Durable (ODD 2030). En conclusion de son intervention, M. Makando Ngu a lancé un appel clair : « Nous devons poursuivre l’intégration des autorités coutumières, car c’est à ce niveau que les droits fonciers des femmes seront réellement respectés et appliqués. » Cette déclaration témoigne de la compréhension fine des réalités locales, mais aussi d’une volonté politique forte : celle de faire du droit des femmes à la terre non plus un simple idéal, mais une réalité juridique, sociale et économique. La RDC a choisi sa voie : celle de l’inclusion foncière. Et elle invite toute l’Afrique à marcher avec elle.
Par kilalopress