Kongo-Central : Jean-Pierre Tshimanga engage le gouvernement dans un soutien renforcé à l’élevage local pour assurer la souveraineté alimentaire

Au cœur de la lutte pour la sécurité alimentaire en République Démocratique du Congo, le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Buana, a réaffirmé l’engagement du gouvernement envers les éleveurs locaux, lors de sa tournée de terrain dans la province du Kongo Central.


Depuis le début de sa tournée d’itinérance le 9 novembre 2024, Jean-Pierre Tshimanga Buana, ministre de la Pêche et de l’Élevage, s’attaque à l’une des questions les plus cruciales pour l’avenir de la République Démocratique du Congo (RDC) : la sécurité alimentaire. En visitant des fermes locales dans la province du Kongo Central, il a réaffirmé la détermination du gouvernement congolais à soutenir les éleveurs privés, garants d’une production animale durable. De la lutte contre les maladies du bétail à l’accompagnement des initiatives locales, Tshimanga place l’élevage au cœur de la stratégie de développement national.


Le 9 novembre 2024, à Kasangulu, dans le Kongo Central, Jean-Pierre Tshimanga Buana a entamé une tournée d’itinérance destinée à soutenir les acteurs clés de l’agriculture congolaise, notamment les éleveurs. Dans un secteur agricole souvent perçu comme délaissé par les pouvoirs publics, le ministre a mis l’accent sur l’importance vitale de l’élevage pour garantir la souveraineté alimentaire du pays.

Lors de sa visite dans deux fermes d’une société opérant dans les filières bovine, porcine et caprine, Tshimanga a salué les efforts des éleveurs locaux qui, selon lui, jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement en viande sur le marché national. « La pêche et l’élevage ne se limitent pas aux bureaux, mais impliquent également des visites sur le terrain, aux fermes et aux étangs de pisciculture. Nous sommes ici pour soutenir nos éleveurs qui, avec leurs propres moyens, œuvrent pour la sécurité alimentaire de notre nation », a-t-il déclaré, soulignant ainsi l’importance d’un engagement direct sur le terrain.

Le ministre n’a pas manqué de souligner que ces initiatives locales, bien qu’encore modestes, méritaient un soutien institutionnel renforcé. En visitant une ferme locale plutôt que des exploitations appartenant à des investisseurs étrangers, Tshimanga a insisté sur le fait que « les patriotes » congolais devaient être soutenus pour prospérer. L’importance de cette politique est d’autant plus claire qu’il a noté la présence de nombreux porcs en gestation dans ces fermes, une bonne nouvelle pour la production de viande qui pourrait prochainement dynamiser le marché local.

Dans une perspective de soutien concret, le ministre a précisé que le gouvernement était prêt à fournir des intrants agricoles, des subventions et des aides financières pour aider les éleveurs locaux à renforcer leur production. L’objectif de cette aide est double : stimuler la production nationale de viande et améliorer la disponibilité des produits agricoles sur le marché congolais.

Le ministre a également mis en lumière l’engagement du gouvernement, sous la direction du président de la République, à placer l’agriculture, la pêche et l’élevage au centre de la stratégie de développement national. Une approche qui vise à renforcer l’autosuffisance alimentaire du pays, encore trop dépendant des importations alimentaires, et à réduire les inégalités sociales en soutenant les producteurs locaux.

Mais la sécurité alimentaire passe aussi par la santé du cheptel. À cet égard, Tshimanga a pris acte des alertes des services vétérinaires concernant les risques de maladies animales pouvant décimer le bétail dans le Kongo Central. Pour contrer ce fléau, le ministre a annoncé le lancement imminent d’une campagne de vaccination visant à protéger les animaux contre ces maladies. « Nous allons lancer la campagne de vaccination contre certaines maladies animales afin de préserver nos bêtes », a-t-il précisé, soulignant l’urgence de la situation.


À travers sa tournée dans le Kongo Central, Jean-Pierre Tshimanga a posé les jalons d’une politique ambitieuse pour soutenir l’élevage congolais. Si le secteur souffre encore de nombreuses difficultés, les initiatives locales et le soutien gouvernemental pourraient offrir une réelle perspective de développement pour l’élevage en RDC. Face aux défis sanitaires et économiques, la mobilisation de l’État et des acteurs privés semble plus que jamais nécessaire pour garantir la souveraineté alimentaire du pays. Cette visite marque ainsi un tournant dans la manière dont le gouvernement entend accompagner les éleveurs congolais, afin d’assurer à terme une production locale durable et une meilleure sécurité alimentaire pour la population.

Par kilalopress

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