Le président de l’assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoy, a lancé une riposte mordante contre ses détracteurs, les qualifiant de « Miyibi », un terme lingala qui signifie voleur. Cette déclaration fracassante a été faite lors de sa prédication du dimanche 30 juillet dans son église, suite à sa réhabilitation par la cour d’appel.
Un sermon accusateur
« A cause de ces voleurs, des gens meurent dans les hôpitaux et les fonctionnaires ne sont pas payés », a dénoncé le Président de l’assemblée provinciale de Kinshasa. Lors de la prédication, il a improvisé une chanson avec ses fidèles, se demandant à qui prêcher entre les voleurs et le serpent. Les fidèles ont répondu en chœur : « Prêchons aux voleurs, laissons le serpent ».
Guerre d’accusations
Ces déclarations s’inscrivent dans le contexte d’une guerre ouverte entre Godé Mpoy et son opposant, qui l’accuse de détournement de fonds publics. L’entourage de Godé Mpoy a, de son côté, reproché au camp adverse d’avoir orchestré sa destitution de la présidence de l’assemblée provinciale de Kinshasa. Le camp adverse qualifie à son tour Godé Mpoy de faux pasteur.
Réactions de la population
Face à cette situation, la population de Kinshasa est sous le choc. Les habitants demandent au chef de l’Etat d’intervenir personnellement pour résoudre ce conflit qui non seulement ternit l’image de la capitale, mais aussi celle de l’union sacrée de la nation, car les deux protagonistes en sont membres.
Cette saga politique a révélé des divisions profondes au sein de l’élite politique de Kinshasa. Alors que les accusations et les invectives volent, la population attend désespérément des solutions concrètes à leurs problèmes quotidiens. Il est clair que la politique de Kinshasa, comme dans de nombreuses autres villes, est loin d’être un jeu pour les faibles de cœur.
Féret-lumbu-Gédéon depuis Kinshasa.