Un vent de révolte souffle sur Kamanyola, dans le Sud-Kivu, face à une gestion jugée inefficace de la chefferie, les structures de la société civile ont déclaré une désobéissance fiscale, créant un séisme politique sans précédent dans l’histoire récente de cette communauté.
Cette décision radicale, prise à l’unanimité lors d’une assemblée générale, vise à protester contre la perception des taxes par la chefferie, et à exiger l’application du décret-loi n°029/013 du 13 juillet 2013 qui transforme cette entité en commune rurale.
Dans une lettre adressée au chef de groupement de Kamanyola, la société civile congolaise, les jeunes entrepreneurs et le conseil local de la jeunesse ont officiellement annoncé leur intention de boycotter le paiement des taxes jusqu’à la nomination des responsables de village au stade d’émergence.
Le 28 juillet, les membres de ces structures citoyennes se sont mobilisés au marché central de Kamanyola pour mettre en œuvre cette décision radicale. Les agents de perception des taxes ont été chassés sans aucune résistance.
Face à ces événements, l’autorité locale reste murée dans le silence, refusant de commenter la situation malgré plusieurs tentatives de contact.
Depuis fin mai, ces structures de la société civile ont lancé une série de manifestations pour exiger l’érection de Kamanyola en commune rurale, après avoir été ignorées dans le projet de répartition des sièges de la CENI.
Cette révolution fiscale a de quoi inquiéter les autorités locales et nationales. Il s’agit d’un cri de colère qui exige une réponse rapide et efficace. Il est temps que les autorités prennent des actions concrètes pour améliorer la vie des habitants de Kamanyola. Cette désobéissance fiscale n’est pas seulement un acte de rébellion, mais aussi un appel à la justice et à l’égalité.
Le peuple de Kamanyola a parlé. Il est temps que ses revendications soient entendues et prises au sérieux. Cette révolution fiscale est un signal fort envoyé aux autorités. Le peuple de Kamanyola mérite d’être entendu et respecté. Il est temps que les autorités agissent.
Wendo Joés