Lubumbashi, 23 janvier 2026 – La première réunion de commandement de l’année tenue vendredi à Lubumbashi a marqué un ton résolument ferme pour la province du Haut-Katanga, l’une des régions les plus stratégiques de la République démocratique du Congo. Devant les chefs d’unités de la police nationale congolaise (PNC), le Commissaire Divisionnaire Blaise Kilimbalimba a réaffirmé sa détermination à lutter contre l’insécurité qui menace à la fois les populations et les richesses minières de la région.
Selon des sources locales, le Commissaire Divisionnaire a particulièrement insisté sur le rôle des commandants de terrain, qualifiés de « premiers répondants » dans l’urgence des interventions quotidiennes. « Un officier compétent doit poser des actes concrets pour la sécurité », a-t-il souligné, mettant en avant la discipline et la loyauté au Chef de l’État comme des fondements essentiels de la mission policière.
Parmi les priorités affichées, la sécurisation des ressources minières reste un enjeu central. Le Haut-Katanga, riche en cuivre et en cobalt, est régulièrement ciblé par des réseaux criminels spécialisés dans le vol de cathodes. D’après nos recoupements, des opérations récentes ont été conduites sur les axes Lubumbashi-Likasi et Likasi-Kolwezi, visant à démanteler ces filières.
En parallèle, la sécurisation des frontières de la province a été renforcée, un mouvement coordonné avec la 14ᵉ session de la Commission permanente mixte Défense et Sécurité RDC–Zambie qui s’est tenue également à Lubumbashi. Cette commission, destinée à pacifier la zone frontalière commune, a donné lieu à des échanges sur le renforcement des contrôles et la coopération transfrontalière.
Le Commissaire Provincial de la PNC a également salué la collaboration avec d’autres corps de défense, notamment les Forces armées de la RDC (FARDC), l’Agence nationale de renseignements (ANR) et la Direction générale de migration (DGM). « Grâce à ces actions conjointes, la province est désormais sécurisée », a-t-il affirmé, tout en appelant à maintenir la vigilance pour consolider ces acquis.
Pour soutenir cette dynamique, de nouveaux équipements ont été annoncés, notamment des conteneurs modernes pour les postes de police de proximité, destinés à faciliter des interventions rapides dans les zones urbaines.
Cependant, cette offensive suscite des interrogations. À en croire certains observateurs, il est légitime de se demander pourquoi de telles mesures ne sont prises que maintenant, alors que le Haut-Katanga, depuis des années, subit des pertes régulières de ressources et des menaces transfrontalières. Quel est le bilan concret des efforts passés de la PNC dans la sécurisation des minerais et des populations ? Pourquoi attendre 2026 pour afficher une « province sécurisée » ? Ces questions restent au cœur des attentes des citoyens et des acteurs du secteur minier.
Par kilalopress