Au cœur de la République Démocratique du Congo, niché entre les méandres de la rivière Ruki et la majestueuse ligne de l’équateur, se trouve un trésor souvent méconnu
le Jardin Botanique d’EALA. Créé en février 1900, sous l’impulsion d’Émile Laurent, ce jardin fut le premier de son genre en Afrique et seulement le troisième dans le monde tropical, rivalisant ainsi avec les célèbres sanctuaires botaniques de Ceylan et de Java.
Depuis sa fondation, le jardin a évolué, avec ses 371 hectares de biodiversité luxuriante. Ses terres abritent une richesse incomparable : des savanes herbeuses s’étendant sur 7 hectares, des marais inondés sur 50 hectares, et une réserve forestière protégée de 189 hectares, dont deux tourbières.

Pourtant, malgré sa grandeur et son importance écologique, le Jardin Botanique d’EALA est confronté à des défis colossaux. Dans un entretien exclusif accordée a Kilalopress le vendredi 17 mai 2024, Clément BOTEFA directeur du Jardin Botanique d’EALA révèle les obstacles auxquels ce sanctuaire naturel fait face, et appelle à une action urgente pour sa préservation.
Parmi les difficultés évoquées par le directeur, le manque criant de financement se dresse en première ligne. Les routes délabrées et l’absence d’équipements adéquats entravent les efforts de conservation. Le jardin, autrefois vibrant de visiteurs, voit aujourd’hui sa fréquentation diminuer, tandis que la pression démographique menace ses frontières.

Pourtant, l’espoir demeure. Le Jardin Botanique d’EALA, porteur d’une histoire riche et d’une biodiversité unique, a attiré l’attention des plus hautes instances. Le Président de la République lui-même a visité ce sanctuaire en décembre 2022, promettant un soutien pour restaurer sa splendeur passée.
Dans cette quête pour préserver ce trésor naturel, la collaboration avec les communautés locales est cruciale. Des mécanismes de gestion participative ont été instaurés, mais ils nécessitent un soutien continu. En effet, la tourbière, véritable joyau du jardin, représente un écosystème fragile et précieux, à protéger à tout prix.
Ainsi, le Jardin Botanique d’EALA se dresse comme un symbole de la lutte pour la préservation de notre planète. En ces temps où la conscience environnementale est primordiale, il est impératif de soutenir ces bastions de biodiversité. Car préserver ce jardin, c’est préserver l’avenir de notre terre et des générations à venir.
Par Franck zongwe lukama
Je suis vraiment très content de cette publication car ce jardin au-delà de son importance sûr le plan national que provinciale, ce jardin aide les étudiants de toute les institutions qui organisent le filière comme environnement, biologique, eau et forêt pour leur recherche scientifique mais les conditions à la quelle se jardin se trouvent ne permettent pas aux étudiants de faire leurs recherche s.