Crise persistante à l’ISC/Uvira : Le comité de gestion désavoué par le corps scientifique et administratif pour mégestion

Le corps scientifique et des ouvriers de l’Institut Supérieur de Commerce ISC/Uvira, au Sud-Kivu sont entrés à la troisième semaine de leur mouvement de grève déclenché pour dénoncer une mauvaise gestion, l’incompétence, l’apparition sur listing des agents fictifs au detriment des agents engagés depuis plus de 7 ans.

Ces manifestants réclament auprès du ministre national de l’ESU Muhindo Nzangi, la dissolution du Comité de Gestion qu’ils pense avoir prouver ses limites.
Dans une lettre ouverte adressée auprès des différentes autorités, ces agents décrient la mauvaise gestion de la chose publique, un détournement de frais de fonctionnement, l’inconsidération des anciens agents qui sont effacés sur le listing du 2e trimestre au profit des nouveaux dont la majorité serait composée de membres de familles du comité de gestion.

Depuis trois semaines, le corps scientifique et des ouvriers est devant la porte de l’ISC barricardant l’entrée de l’institution. Les auditoires sont fermés avec des cadenas interdisant tout accès.

«(…) Je pense que vous avez vu la lettre qui a été adressée à son Excellence Monsieur le Ministre de l’ESU. Tout est détaillé dans cette correspondance. Les agents fictifs, le recrutement sans besoin d’où le pléthore d’effectif qui impacte négativement sur le budget local de l’institution et sur la répartition des charges horaires tout comme des tâches, la non convocation du conseil de l’institut, de l’assemblée générale tout comme des réunions techniques pourtant réclamés par le personnel» nous a révélé l’un des manifestants et membre du corps scientifique qui a souhaité garder son anonymat.

Jugés d’être manipulés les manifestants effacent toutes ces allégations et les qualifient de faux fuyant.

«Les manipulateurs derrière nous, je pense pas. Les langages de manipulation et de tribalisme sont les armes brandies pour un peu essayer de se couvrir. Le personnel reclame leur droit et les faits sont avérés. Pour votre information les autorités locales de la ville d’Uvira sont au courant de tout ce que je viens de vous énumérer (voir la lettre du maire de la ville adressée au procureur pour demander à la TMB Uvira de geler les comptes de certains agents engagés dans l’irrégularité)» a-t-il ajouté.

Contacté pour plus de clarification, les autorités académiques incriminés ont jugé mieux de ne pas se prononcer. Ces derniers pense que c’est une manipulation pure et simple des manifestants.

Signalons que le Directeur General de cette institution superieur le CT Shemahamba serait d’ailleurs convoqué par le conseil de sécurité locale de la ville au moins deux fois y compris les autres membres du COGE. Cependant, ils ne se sont jamais présentés. Leur absence crée de suspicion poussant des manifestants à penser que leur comite de gestion se reprocherait de quelque chose suite aux griefs lui reprochés.

Pour rappel, les étudiants de cette même institution avaient déclenché un mois de grève réclamant également le départ du Comité de Gestion de leur institution. Ces derniers les accusaient aussi de détourner le frais alloués à l’achat du véhicule bus pour transport.

Ces mouvement de grève impactent négativement sur le bon déroulement des activités académiques, qui restent paralysées depuis plusieurs jours à quelques mois de la clôture de l’année académique. Si rien n’est fait l’année académique au sein de cette institution risque d’être déclaré blanche.

Les étudiants demandent au ministre de tutelle de s’impliquer pour sauver cette année. Ces étudiants menacent aussi d’entreprendre des actions de grande envergures si rien s’est fait dans l’urgence.

Ntabola Patrick

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