Beni-environnement: voici ce que ce spécialiste de biodiversité propose pour éviter les conséquences de la désertification dans la région

Alors que la planète fait face depuis quelques années à des perturbations climatiques, conséquences de la mauvaise gestion écologique, surtout par les humains, la région de Beni et la RDC semble, particulièrement touché ces dernières semaines de manière particulière.

Pour comprendre le phénomène autour de ce fléau, kilalopress.net a rencontré un spécialiste qui explique les détours et livre un secret pour préserver le pire.

Chef des Travaux en Biodiversité et Changement Climatique à Beni à l’Est de la République Démocratique du Congo, Prosère Kirimanzi est parmi les spécialistes qui alertent sur un phénomène climatique en vogue qui risque de se déchainer sur la région avec de graves conséquences : la désertification.

Cet érudit explique que la désertification est un phénomène qui s’explique par le fait de la dégradation des sols dans les zones arides et semi-arides. A l’en croire, quand les sols sont fragilisés, le couvert végétal s’amenuis et le climat impitoyable fait le reste.

Celui-ci affirme surtout que la désertification est causée par plusieurs facteurs notamment, la déforestation, l’industrialisation et surpâturage dans le sens où plusieurs animaux se retrouvent dans une zone ayant une petite quantité d’herbe par rapport à leur nombre.

 » Il y a déjà un parallélisme entre la femme et les droits fonciers en Afrique subsaharienne. Ici les femmes sont beaucoup plus considérées comme des moteurs dans l’alimentation du foyer tout en cherchant les bois de chauffage dans la forêt. Et n’ignore que plusieurs femmes sont agricultrices, c’est-à-dire celles-ci passent tout leur temps en brousse, afin de chercher le moyen pour subvenir aux besoins de leur différente famille, tout en oubliant que cela pourrait développer la désertification. » A-t-il expliqué

La loi de la nature l’oblige, reboisons .

Depuis quelques années, le phénomène déboisement est devenu monnaie courrant dans la la plupart de communautés de la région. Ce spécialiste décrie, surtout que cette pratique, souvent liée à des fins économiques et de survie, n’est pas toujours accompagnée par l’habitude de replanter des arbres toutes les fois qu’on en coupe. un dicton, quasi-loi dit souvent, << tout celui qui coupe un arbre, doit replanter au moins deux autres pour remplacer celui qui a été coupé>>

Le Chef des Travaux Prospère qui constate un désequilibre total dans cette pratique, alerte que, parmi les conséquences de la désertification et la sécheresse le plus graves restent notamment la perte de la biodiversité dans la nature et un impact économique remarquable d’où un manque à gagner au niveau planétaire s’élève.

Pour que tout redevienne comme avant

Le Chef de Travaux Prospère Kirimanzi a suggéré que toutes les femmes soient beaucoup plus rationnellte à l’égard de l’environnement.

Dans sa pensée, cette catégorie sociale ne doit plus continuer à recourir au déboisement comme seule pratique de survie des menages lors des cuissons des nourritures et autres besoins en charbon de bois.

Plusieurs initiatives pour réduire les risques environnementaux que produit le déboisement dans la région ont été prises. Cependant la pratique est loin d’être éradiquée totalement au sein de la communauté, où le charbon de bois se vend encore couramment comme preuve de déboisement, alerte un observateur avisé.   

Faraja Katho

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