RDC : Après la COP30, l’heure de vérité pour le marché du carbone — Ce qui est du “bon carbone”, ce qui ne l’est pas, et comment protéger les communautés

Kinshasa, décembre 2025 — Six mois après l’entrée en vigueur opérationnelle de l’Autorité de Régulation du Marché du Carbone (ARMCA), et quelques semaines après une COP30 décevante pour les pays du Sud, une question centrale s’impose : la RDC est-elle mieux protégée contre le “mauvais carbone” ou risque-t-elle encore d’être le terrain de jeu d’acteurs opportunistes ?

À l’heure où les financements internationaux stagnent et où les pays du Nord continuent d’esquiver leurs engagements, la souveraineté carbone congolaise devient plus que jamais un enjeu vital — économique, social et géopolitique. À Belém, les pays du Sud espéraient trois choses : un prix plancher international pour les crédits carbone ; un mécanisme de compensation obligatoire pour les pertes et dommages liés au climat ; un engagement ferme des États du Nord sur l’intégrité environnementale des marchés volontaires. Et malhereusement rien de tout cela n’a été acquis. Résultat : Les marchés volontaires restent fragiles, opaques et dominés par des acteurs privés non régulés. Les pays du Sud doivent eux-mêmes sécuriser leurs ressources, faute de règles globales.

Abonnez-vous gratuitement pour continuer la lecture

Entrez votre email ou utilisez Google. Aucun paiement requis.

Toa Jibu

Barua-pepe haitachapishwa. Fildi za lazima zimetiwa alama ya *