Kinshasa, 4 novembre 2025- Sous une pluie battante de ce lundi matin, la capitale a encore une fois révélé l’une de ses plaies les plus profondes : celle d’une ville qui se noie à chaque averse, pendant que les millions de dollars alloués à l’assainissement semblent disparaître dans les égouts invisibles de la corruption.
La scène, captée en plein cœur de Kinshasa, devant l’Assemblée nationale et le Centre culturel, est d’une puissance symbolique dérangeante : trois hommes pataugent dans une mare d’eau boueuse transformée en lac urbain. L’un d’eux, reconnaissable à son talkie-walkie Motorola, est un agent de l’État. Faute d’alternative, il accepte de payer sa traversée sur une embarcation artisanale construite à partir de bouteilles plastiques ramasées a l’occasion – une invention de fortune imaginée par de jeunes opportunistes du désespoir.
Abonnez-vous gratuitement pour continuer la lecture
Entrez votre email ou utilisez Google. Aucun paiement requis.