Beni : des produits halieutiques du Lac Edouard font face à une prolifération des déchets plastiques

Le lac Edouard fait partie des lacs de la République Démocratique du Congo (RDC) au Nord-Kivu, se trouvant en plein parc national des Virunga, le Lac est alimenté par les rivières Rutshuru, Rwindi, Ishasha,Nyamagasani et Semliki.

Situé dans la vallée du Grand Rift Valley et constituant la frontière naturelle entre la RDC (70 aine) et l’Ouganda (20 aine), le lac Edouard a une superficie de 2150 Km2 et Une profondeur 117km3 et un volume 39,5Km3. Le lac Edouard connait une surexploitation depuis 1980.

Dans les territoires de Beni et Lubero, le Lac Edouard connait plus de 50 pêcheries légales et illégales soit de Kasindi-Port jusqu’à Nyakakoma. Cette surpopulation est à la base des plusieurs impacts négatifs sur les activités Halieutiques. Ghislain Karumya ; ancien chef du service de l’environnement à Kyavinyonge, l’une des pêcheries légales se trouvant en territoire de Beni, chefferie de Bashu, révèle que, le lac Edouard au-delà de la pêche illicite devenue courante fait face à une prolifération des déchets plastiques. Pour lui, les bouteilles et sachets plastique encombrent le lac Edouard : « comme au bord ou à l’intérieur du lac, il s’observe des bouteilles et sachets plastiques. La gestion de ces déchets c’est encore un véritable défi. Les riverains du lac vivants dans les 50aine de pêcheries autour du dit lac entretiennent et gèrent mal leurs déchets qu’ils jettent non seulement au bord du lac mais aussi dans les frayères qui sont des véritables maternités des poissons… » A lui d’ajouter que : « La protection participative du lac Edouard, n’est pas seulement l’apanage des services habilités, la population doit comprendre que la garantie du lac peut impacter positivement sur la production… » G. Karumya fait savoir que l’utilisation et la production des bouteilles et sachets plastiques est une véritable menace aux poissons. : « C’est comme la vie d’un être humain, les alevins se sentent étouffés une fois embourbés dans les bouteilles ou à l’intérieur de ces sachets. Et l’impact négatif sur la production des poissons devient grand et donc, il revient non seulement à la population d’assurer la protection du lac mais aussi du gouvernement congolais qui doit interdire la production et l’importation des sachets et bouteilles plastiques dans les pêcheries… »

Occupant une Septantaine des kilomètres contre une Vingtaines qu’occupe la république de l’Ouganda, les pêcheurs congolais sont régulièrement arrêtés par la marine Ougandaise à la recherche des poissons, avec leurs matériels de pêches, ces armateurs sont contrés depasser plusieurs jours dans les différentes prisons Ougandaises pour violation des limites lacustres. « Les gens doivent comprendre cette utilisation irresponsable des déchets plastiques a impacté négativement sur la production du lac. Cette carence est liée à ça. Les différentes arrestations des pêcheurs et leurs matériels sont les conséquences du non réglementation et la négligence des pêcheurs qui sont les premiers destructeurs du Lac. Malheureusement, ils sont devenus cibles de la marine ougandaise d’où ils doivent songer à protéger leur lac… » Renchérit Mr G. Karumya.

La redaction.

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