Le conservateur de la réserve KISIMBA-IKOBO impliqué dans un trafic d’espèces menacées
Une affaire alarmante a récemment éclaté au sein du Parc National des Virunga en République Démocratique du Congo, mettant en lumière le trafic de peaux d’okapi en complicité avec des individus ougandais. Désiré KAPITULA, conservateur de la réserve KISIMBA-IKOBO, a été impliqué dans cette affaire, jetant ainsi une ombre sur la protection de la biodiversité dans la région.
Désiré KAPITULA, en sa qualité de conservateur de la réserve KISIMBA-IKOBO, est responsable de la protection d’espèces emblématiques telles que les gorilles, les chimpanzés, les buffles et les okapis. Cependant, des informations accablantes révèlent son implication dans le trafic de peaux d’okapi.

En 2023, l’ONG environnementale RECOPRIBA, a été alertée par la population locale sur la mort d’un okapi. Des enquêtes ont révélé que KAPITULA aurait orchestré la tuerie de l’okapi, ayant même un acheteur pour sa peau, ainsi qu’une commande d’huile d’okapi à un prix exorbitant.
Suite à des investigations approfondies, KAPITULA a été appréhendé en flagrance alors qu’il s’apprêtait à vendre la peau de l’okapi, en compagnie d’une équipe de trafiquants d’ivoire. Cette découverte a suscité l’indignation au sein de la communauté environnementale et des défenseurs des droits de l’homme.
Les avocats de l’ONG alerte congolaise pour l’environnement et le droit de l’homme, ainsi que d’autres organisations de défense de l’environnement, ont exprimé leur consternation face à cette situation. Ils ont souligné l’importance de la protection de la biodiversité pour la justice climatique et l’économie nationale, soulignant la contribution de la biodiversité au tourisme et à la sécurité nationale.

Cet situation met en évidence la nécessité pour les autorités congolaises de renforcer la lutte contre le trafic d’espèces menacées. La biodiversité de la région constitue un patrimoine politique d’importance stratégique pour la République Démocratique du Congo, nécessitant une protection adéquate et un engagement collectif.
Les avocats et les organisations de défense de l’environnement appellent à une action concertée de la part des acteurs publics et privés pour promouvoir le patriotisme écologique et garantir la protection de ce patrimoine naturel vital.

Cette affaire souligne l’urgence d’agir pour préserver la biodiversité et assurer la justice climatique, et appelle à une mobilisation collective en faveur de la protection de l’environnement en République Démocratique du Congo.
Par Franck zongwe lukama