Kinshasa, 17 décembre 2025 – Dans le Sud-Est de la République démocratique du Congo, les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba se couvrent traditionnellement de la forêt claire du Miombo, un écosystème vital pour le climat et la biodiversité de la région. Pourtant, depuis la libéralisation du secteur minier industriel, cette forêt disparaît à un rythme alarmant. Selon l’ONG Afrewatch, plus de 885 km² de Miombo ont été perdus depuis l’ouverture du secteur aux investisseurs miniers.
Cette perte n’est pas un simple chiffre : elle traduit la destruction d’habitats, la perturbation des cycles hydriques et carboniques, et l’expropriation progressive des communautés locales. Le Miombo, couvrant 84 % de la superficie forestière du Katanga, abrite une biodiversité riche et endémique, tout en régulant les précipitations et la température. Or, les exploitations industrielles de cuivre et de cobalt, concentrées sur plus de 200 sites dans l’arc cuprifère, grignotent systématiquement cette forêt. Des entreprises telles que Mutanda Mining, Kamoto Copper Company, Ruashi Mining, Metalkol ou Kinsevere Mining sont directement pointées du doigt.
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