RDC : 860 USD de Coûts Administratifs pour les Négociants et une Sécurité Inchangée pour les Communautés Minières

Dans les provinces riches en ressources naturelles de la République Démocratique du Congo (RDC), la traçabilité des minéraux, en particulier les minerais 3T (tin, tantalum, tungsten), est devenue une priorité internationale. Cette initiative, mise en œuvre à travers des programmes de diligence raisonnable comme l’ITSCI (International Tin Supply Chain Initiative), vise à réduire les conflits liés au commerce des minéraux. Cependant, une analyse approfondie révèle que cette politique, censée promouvoir la transparence et la sécurité, impose plutôt des coûts lourds aux communautés locales, tout en renforçant le pouvoir de l’État et des acteurs internationaux.

La province du Sud-Kivu, située à l’est de la RDC, est au cœur de cette réforme. Le programme ITSCI, soutenu par des acteurs internationaux comme le gouvernement néerlandais et des multinationales, a introduit des mécanismes de traçabilité pour surveiller les chaînes d’approvisionnement en minéraux. Ce système impose des obligations strictes de déclaration et de traçabilité pour les négociants et les producteurs de minéraux. En théorie, ces mesures sont conçues pour éviter que les minéraux ne financent les groupes armés et ne contribuent aux conflits régionaux. Lors d’une enquête menée en décembre 2019 dans le territoire de Walungu, une de territoires du Sud-Kivu, il est apparu que l’impact de la traçabilité est loin d’être bénéfique pour les habitants. La province, bien que verdoyante et pittoresque, est confrontée à des défis significatifs.

Abonnez-vous gratuitement pour continuer la lecture

Entrez votre email ou utilisez Google. Aucun paiement requis.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *