À Muanda, ville côtière où la forêt dialogue avec l’océan et les activités humaines, un exercice discret mais structurant s’est tenu autour de l’avenir forestier de la République démocratique du Congo. L’atelier d’évaluation consacré à la gestion durable et inclusive des ressources forestières s’inscrit dans un moment charnière : le pays a engagé l’élaboration de sa Politique forestière nationale (PFN), un cadre appelé à orienter, pour les prochaines années, les choix publics dans un secteur à la fois vital pour les équilibres écologiques et déterminant pour les économies locales.
Derrière les échanges techniques, l’enjeu est de taille. Il s’agit d’anticiper, en amont, les effets environnementaux et sociaux que pourrait entraîner la mise en œuvre de la PFN. C’est précisément l’objectif de l’Évaluation environnementale et sociale stratégique (EESS), conçue comme un outil d’aide à la décision publique, mais aussi comme un mécanisme de prévention des risques et de dialogue avec les territoires. Selon des acteurs impliqués dans le processus, cette démarche vise à éviter que les orientations nationales ne se traduisent, sur le terrain, par des déséquilibres écologiques durables ou des tensions sociales mal maîtrisées.
Abonnez-vous gratuitement pour continuer la lecture
Entrez votre email ou utilisez Google. Aucun paiement requis.