A Beni – Kuka : Les Pygmées en péril – L’avenir incertain d’une population vulnérable et malmenée.

Dans la province du Nord-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), les Pygmées, peuple autochtone, subissent les conséquences dramatiques des conflits armés et de l’insécurité qui règnent dans la région. Cette population vulnérable, autrefois nomade et vivant de la cueillette et de la chasse, est désormais contrainte à s’adapter à une vie nouvelle, menacée par la guerre et les groupes armés.

Les Pygmées, connus pour leur petite taille, sont souvent victimes de stigmatisation et de marginalisation de la part des autres groupes ethniques de la région. Mantu Chofere, chef des Pygmées basé au quartier Kuka, dans la commune Mulekera, témoigne des difficultés que lui et toute sa communauté traversent sur place. Il appelle le gouvernement congolais à agir pour mettre fin à l’insécurité qui sévit dans la zone.

En raison des problèmes spécifiques auxquels les Pygmées sont confrontés pour retourner dans leur région d’origine, leurs terres étant souvent occupées par des groupes armés, Chofere Mantu, sollicite l’implication du gouvernement dans la résolution de cette crise. Le Président de la communauté pygmée de Beni Kuka, souligne par ailleurs l’importance de l’éducation pour les jeunes générations. Celui-ci espère au même moment que l’un d’eux pourra peut-être faire partie des dirigeants du pays.

« Dans le passé, nous n’avons pas eu la chance d’étudier, mais maintenant nous demandons que nos enfants puissent étudier.» dit-il à KilaloPress.net.

Cependant, la culture et les traditions pygmées sont également menacées. Le chef indique que la danse actuelle ne répond plus aux normes de la danse culturelle, illustrant ainsi l’érosion de leur patrimoine culturel. Selon lui, l’insécurité causée par les groupes armés dans la région génère des déplacements massifs de la population, y compris les peuples Pygmées qui craignent pour leur sécurité. Face à cette situation alarmante, il est essentiel que les autorités et la communauté internationale s’unissent pour protéger et soutenir cette population en danger, estime la personne ressource.

Bakuleya kasereka

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