Le village de Nyamugari, dans le groupement de Luberizi, a été le théâtre de manifestations ce vendredi 10 mai, mettant en lumière les inquiétudes croissantes liées à la présence d’un site de destruction des explosifs dans cette partie de la province du sud-kivu.
Des centaines de femmes sont descendues dans les rues pour exprimer leur opposition à la présence de cette installation, mettant en avant les conséquences néfastes sur l’environnement et la santé publique.
Selon les manifestants, les détonations récurrentes d’explosifs provenant du site de destruction ont été associées à une série d’avortements enregistrés au cours des deux derniers mois, avec plus de trente cas signalés dans le village. Cette situation soulève des préoccupations légitimes quant aux impacts sur la santé reproductive des habitants, ainsi que sur la biodiversité locale.
Dès l’aube, les manifestantes ont bloqué la route nationale numéro 5 en érigeant des barricades, interrompant ainsi le trafic entre Bukavu et Uvira. Cette action symbolique visait à attirer l’attention sur l’urgence de la situation et à exiger des mesures immédiates pour résoudre le problème.

Il est important de noter que le site de destruction des explosifs est géré par l’agence des Nations Unies UNMAS, en collaboration avec la MONUSCO. Cette opération vise à éliminer les explosifs abandonnés par des groupes criminels dans la région, ainsi que ceux laissés par les Casques bleus de la MONUSCO dans le cadre de leur processus de désengagement en République démocratique du Congo.
Malgré les efforts déployés par la société civile congolaise et les autorités locales pour résoudre le conflit de manière pacifique, il est impératif de prendre en compte les préoccupations environnementales et sanitaires des populations locales. Des mesures doivent être prises pour atténuer les effets négatifs de telles installations sur l’écosystème et la santé humaine, tout en assurant la sécurité et la stabilité de la région.
Wendo joé depuis kamayola