Kinshasa, 16 avril 2026 — À première vue, le paradoxe est connu mais reste entier : vaste territoire fertile, la République démocratique du Congo continue de dépendre largement des importations pour nourrir sa population. C’est dans ce contexte tendu qu’acteurs de la société civile, organisations paysannes et environnementales se sont réunis à Kinshasa pour lancer l’Alliance nationale pour l’agroécologie et la souveraineté alimentaire (ANASA-RDC), avec l’ambition de peser sur les politiques agricoles du pays.
Derrière cette initiative, un constat partagé : le système alimentaire congolais est fragilisé par une combinaison de facteurs structurels. Accaparement des terres, marginalisation des petits producteurs, disparition progressive des semences locales, mais aussi insécurité persistante dans certaines régions agricoles et faiblesse des infrastructures de distribution. À cela s’ajoutent les effets du changement climatique, qui perturbent les cycles agricoles et accentuent la vulnérabilité des communautés rurales.
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