Nord-Kivu : La vente des fourrages, une alternative dans la lutte contre le chômage à Beni

Le commerce des fourrages devient de plus en plus rentable dans la ville de Beni, au Nord-Kivu, depuis quelques années. Ce commerce autonomise ceux qui ont eu l’idée de s’y lancer.

Deborah Kasoki, est une femme mariée et mère des plusieurs enfants. Habitante de Beni, elle exerce cette activitée depuis plus de 2 ans. Dans un entretien avec Kilalopress.net, ce mercredi 26 Juillet 2023, elle indique survivre et subvenir aux nombreux besoins de son foyer grace à cette activité de vente des Fourrages.

Deborah Kasoki, Habitante de Beni dans le champs
Deborah Kasoki, Habitante de Beni dans la récolte des Fourrages. Photo Gradel Muyisa.

« … J’ai déjà trop gagner dans ce métier… Je ne saurais pas tout citer ici, mais je suis entrain de construire chez moi une maison. Par jour je peut clôture 15.000 Francs Congolais. Cet argent nous aide à la restauration et la ristourne pour mes projets.» dit-elle.

Jointe en pleine activité de récolte des fourrages dans le quartier périphérique de Pasisi, dans la commune Mulekera, elle indique être confrontée dans l’exercice de son métier à quelques difficultés. Elle parle par exemple des difficultés liées à la récolte des fourrages qui est accompagnée des risques de santé surtout des morsures par des serpents dans la forêt.

« …Il y a des cultivateurs qui ne veulent pas que nous puissions récolter des fourrages dans leur champ et d’autres nous acceptent facilement. Certains autres nous accusent d’être voleurs. Nous courons aussi des risques d’être mordu par des serpents.» ajoute-t-elle.

Agé d’une trentaine d’année, Déborah Kasoki, mariée et mère d’une famille étale chaque jour dès 15 h00, ses produits au centre ville. Elle appelle d’autres femmes qui vivent sans emploi en ville a l’emboiter le pas.

«… Je demanda aux autres femmes à nous emboîter les pas, car c’est devenu un travail. Certains de nos clients sont motivés de continuer l’élevage à cause de nous, si nous nous décidons d’arrêter plusieurs se découragent du coup. Cette activité est vraiment rentable pour nous femmes.» a-t-elle poursuivi.

Dans la ville de Beni, chaque soir on peut constater plusieurs habitants au retour du service, transporter des fourrages sur des motos. D’autres les transportant sur la tête, et ceux ayant des véhicules, les placent dans des coffres des voitures. Ils se réjouissent et saluent l’avènement de ce commerce qui les aident dans l’évolution de leur élevage.

«… A l’époque on pouvait trouver des fourrages autour de nous, mais aujourd’hui après l’expension de la ville nous ne trouvons plus facilement des fourrages. Alors nous avons de plus en plus du mal à envoyer nos enfants dans la brousse voilà pourquoi nous achetons des fourrages pour protéger nos enfants contre des intempéries de la forêt» témoigne Oscar Paluku, l’un des éleveurs des cobayes de la ville, joint après avoir acheter des fourrages.

Vente de fourrage et expension de l’élevage urbain.

Dans la ville de Beni, le marché des fourrages se taille de plus de l’espace. Nombreux vendeurs sont visibles dans différents coins et centres où ils ont érigé des étalages de vente de leurs produits. Ce commerce impacte positivement sur l’élevage urbain des petits bétails (cobayes, lapins, poules, porcs, chèvres…), qui permet aussi de lutter contre l’insécurité alimentaire dans la région.

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