Comment un incident apparemment isolé, survenu dans une commune rurale du Nord-Kivu, peut-il révéler les fragilités silencieuses d’un système de surveillance sanitaire déjà mis à l’épreuve ? À Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, la destruction de deux vaches en l’espace de quarante-huit heures, les dimanche 26 et lundi 27 avril 2026, soulève plus de questions qu’elle n’apporte de certitudes. Officiellement, ces bêtes sont fortement suspectées d’avoir été touchées par l’anthrax, une maladie animale transmissible à l’homme, connue pour ses implications graves en santé publique.
L’information a été rendue publique par Patrick Mubarikiwa, chef du service vétérinaire en commune d’Oïcha, à l’occasion de la parade hebdomadaire tenue ce lundi au bureau communal. Dans un contexte où la communication institutionnelle reste souvent parcellaire, cette annonce, bien que succincte, marque un signal d’alerte que les acteurs locaux semblent prendre au sérieux. La décision de détruire les deux vaches s’inscrit, selon les services vétérinaires, dans une logique de prévention destinée à limiter toute propagation éventuelle de la maladie.
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