Au total, sept (7) personnes ont été tuées sans oublier des blessés, des interpellations, une centaine et des dégâts matériels lors de la répression par les forces de l’ordre d’une nouvelle manifestation des jeunes Wazalendo, pour exiger le départ de la MONUSCO et les forces de l’EAC, de ce mercredi 30 août 2023, en ville de Goma, au Nord-Kivu.
Dans une déclaration rendue publique ce même mercredi 30 Août 2023 dans la soirée, la société civile forces vives de Goma, condamne avec véhémence la répression violente et l’usage improportionnelle de la force, lors de cette répression. Pour Marior Ngavo président de cette structure, il est inadmissible que des congolais et congolaises soient tués pour leurs opinions dans une manifestation pourtant pacifiques. Selon lui, il avait lieu d’éviter ce bain de sang.
«Il y avait beaucoup plus des moyens de maîtriser ces gens que de tirer sur eux. L’armée est censée être professionnelle. L’ article 16 de notre constitution insiste sur la sacralité de la vie humaine. Ainsi je demande au gouvernement de nous dire avec qui, il collabore entre , la MONUSCO, la force de l’EAC et les Wazalendo, la SADC. Le bain de sang au quel nous venons d’assister aujourd’hui est liée à cette cacophonie qui se fait remarquer quand on ne sait pas gérer plusieurs forces» déclare-t-il
Poursuivant, le président de la société civile de Goma Marior Ngavo, déplore l’arrestation des innocents parmi plus de 100 civils arrêtés lors de cette répression.Pour ce faire, cet acteur de la société civile plaide pour leur libération sans condition.
Dans un communiqué rendu public la journée de ce mercredi, le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, le Lieutenant Général Constant Ndima Kongba, a fait mention d’un groupe des bandits armés drogués et manipulés se faisant passer pour des Wazalendo, appartenant à une secte mystico-religuese ayant prémédité et semé le chaos dans la Ville de Goma à partir de la nuit du mercredi 30 août. L’autorité provinciale a promis des sanctions aux responsables de cette situation.
Elisha Kindy