Lubumbashi : Face à la pollution minière – CDM Huayou Cobalt sous la loupe de la justice

À Lubumbashi, le dossier de la pollution imputée au groupe minier CDM – Huayou Cobalt continue de susciter l’attention des autorités judiciaires et des communautés locales. Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume NGEFA, a reçu cette semaine une délégation du Groupe Dongfang International Mining (GDIM), conduite par M. Shen JIANQING, Directeur Général de CDM – Huayou Cobalt, accompagné de M. Charles SU, Directeur Général Adjoint.

Selon des recoupements auprès de sources proches du ministère, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi judiciaire d’un incident environnemental ayant affecté plusieurs quartiers autour des sites d’exploitation. À l’issue de l’échange, Me Donald KABASELE, conseil légal de la société minière, a indiqué à la presse que le Ministre avait ordonné au Procureur Général de conduire « des enquêtes approfondies afin de déterminer les causes exactes de l’incident et de traduire en justice les responsables ».

Parallèlement, des mesures correctives ont été présentées au ministre. D’après l’avocat, GDIM a entrepris des initiatives concrètes pour limiter l’impact de la pollution sur les populations locales, parmi lesquelles la construction de forages pour améliorer l’accès à l’eau potable et la distribution de cette ressource aux communautés affectées. « Le Ministre a pu constater les progrès significatifs réalisés », a-t-il ajouté, soulignant la volonté de l’entreprise de se conformer aux exigences sanitaires et environnementales.

Toutefois, Me KABASELE a surpris l’auditoire en dénonçant des « tentatives d’extorsion » orchestrées par des individus cherchant à monter des dossiers fictifs contre la société. Ces accusations, si elles se confirment, pourraient complexifier davantage le suivi judiciaire de cette affaire, déjà sensible du fait de ses implications environnementales et sociales.

À Lubumbashi, l’affaire CDM – Huayou Cobalt illustre la fragilité des équilibres entre exploitation minière et protection de l’environnement. Les observateurs estiment que la manière dont cette enquête sera conduite et les sanctions qui pourraient être appliquées auront un impact durable sur la gestion des risques industriels et sur la confiance des populations riveraines dans la responsabilité des multinationales opérant en RDC. À moyen terme, la question de la transparence dans le traitement des incidents environnementaux et de l’accès effectif aux recours pour les communautés affectées demeure au cœur des préoccupations locales.

Par kilalopress

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