La scène est devenue une routine alarmante dans la commune de Masina, à Kinshasa, en République Démocratique du Congo (RDC). Des arrestations arbitraires et du harcèlement perpétrés par certains membres de la Police Nationale Congolaise (PNC) sont devenus monnaie courante, touchant non seulement les Kuluna, mais aussi des citoyens paisibles.
Selon plusieurs témoignages, des policiers à moto traquent tout passant à partir de 20 heures. Ces arrestations, souvent confondues avec des enlèvements, sont devenues tristement routinières.
Monsieur Mathieu, l’une des nombreuses victimes de cette pratique, a partagé son expérience traumatisante avec Kilalopress.net. Il a été arrêté et conduit dans un cachot après avoir été brutalisé par des policiers à moto.
« Ces derniers m’ont placé de force sur leur moto. J’ai crié pour alerter sans succès les voisins. Ces hommes m’ont amené dans un cachot vers le rail où j’ai passé la nuit debout, dans des conditions très difficiles« , explique-t-il.
Monsieur Bienvenu, un proche de la victime, confirme que son frère a été emmené de force par ces policiers. « Nous l’avons cherché partout dans des postes de police, sans succès, avant d’apprendre dans la matinée qu’il serait dans un cachot de fortune sur le rail. Devons-nous encore craindre aussi les policiers qui sont censés nous sécuriser avec nos biens? » s’interroge-t-il.
Le récit de ces hommes n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Les victimes sont souvent accusées d’être des Kuluna, et toutes sont contraintes à payer une forte amende pour leur libération.
Magloire, un habitant de Masina, donne un autre exemple marquant. « Une maman a été prise par ces éléments qui ont carrément refusé. La pauvre femme a été obligée de payer. Ils enlèvent même des mineurs », déclare-t-il.
Gédéon, un autre habitant de la commune de Masina, exprime son mécontentement. « Trop, c’est trop. Nous devons vivre librement dans notre propre pays, sinon nous sommes en train de perdre notre dignité en tant que peuple », dit-il.
La population de Masina appelle les autorités à s’impliquer pour mettre fin à ces pratiques inquiétantes. Tout en encourageant la traque des Kuluna, ils demandent que cela soit fait dans le respect des textes légaux du pays.
« Des parents souffrent avec le paiement d’amendes, avant de libérer leurs enfants« , déplore un habitant. Le peuple de Masina espère un changement rapide pour pouvoir vaquer librement à ses occupations sans crainte d’arrestation arbitraire.
Féret-lumbu-Gédéon depuis Kinshasa