Ituri : la tenue du dialogue intergroupes armés d’Aru, suscite une lueur d’espoir pour la paix à Irumu

Le territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri, a été durant plusieurs années marquée par les violences dont les groupes armés locaux et étrangers se rendaient coupable.

Cependant, une lueur d’espoir a vu le jour après la signature d’un protocole d’accord le jeudi 1er Juin 2023, au chef-lieu du territoire d’Aru, entre le gouvernement et les groupes armés notamment FRPI, FPIC et MAPI, actifs dans le territoire d’Irumu.

Cessation des hostilités après la signature de l’accord.

Dans cet accord, des miliciens se sont engagés à cesser toutes les violences contre les civils, à laisser la libre circulation des personnes et de leurs biens, à faciliter le retour des déplacés, à ne plus circuler avec des armes ou indices militaires, et à matérialiser leur adhésion au P-DDRCS et autres. Ils se sont également déclarés disponibles pour participer à la défense de leur patrie conformément aux textes légaux en la matière.

La signature de l’accord porte des fruits à Irumu.

Dans le territoire d’Irumu, le fruit de ces assises qui visaient à mettre fin à plus d’une décennie d’affrontements entre groupes armés rebelle d’une part et des groupes armées, les forces de défense et de sécurité et les milices armés d’autre part, qui faisant des milliers de victimes dans cette province porte déjà ses fruits.

D’après des sources locales confirmées par l’ONG convention pour le respect des droits humains (CRDH/Irumu), le taux des atrocités commises par des groupes armés locaux dans cette partie à sensiblement baissé. Christophe Munyanderu, coordonnateur de cette organisation des droits de l’homme estime à 85 % le retour de la paix après ce dialogue. Selon cette ONG, il se vit une discipline dans plusieurs entités où ces groupes étaient actifs dans les exactions sur les populations civiles.

«C’est avec un sentiment de satisfaction que la CRDH, constate la baisse très sensible des atrocités dans le territoire d’Irumu, après la signature du protocole d’accord d’Aru par des groupes armés locaux, notamment FRPI, FPIC et MAPI. Après leur retour d’Aru, nous respirons l’aire de la paix et observons une discipline totale sur tout les axes routiers et dans les entités coutumière du territoire d’Irumu. S’il faudrait estimer en pourcentage, il y a au moins 85 % de la paix sur le territoire d’Irumu, hormis les incursions des ADF et leur supplétifs dans la chefferie de Walendu-Vonkutu où le travail devrait être fait comme ce qui s’était passé au Sud-Est du territoire. Nous proposons le dialogue intergroupes armés dans notre entité.» a déclaré Christophe Munyanderu.

Un modèle à suivre pour une paix durable en Ituri.

L’ONG CRDH, actives en Ituri (Irumu) encourage les autorités à tous les niveaux dans l’ organisation des nouveaux dialogues communautaires en lieu et place des opérations militaires. Ces opérations qui n’ont jusque-là pas produits de bons résultats sur terrain. Son coordonnateur Christophe Munyanderu, appelle par ailleurs toutes les communautés d’Irumu à cultiver la paix, à vivre dans l’unité, l’amour et le pardon pour le développement intégral de cette partie de la République Démocratique du Congo.

Un appel à d’autres groupes encore actifs à Irumu.

Malgré la cessation des hostilités, quelques groupes armés continuent à récidiver par des actions contraire. La preuve est palpable dans le territoire voisin de Djugu, où des miliciens Codeco, pourtant signataire de l’accord de cessation des hostilités à Aru, mène des attaques contres des civils. La dernière attaque est celle ayant fait près de 50 morts dans le site des déplacés de Lala.

En Irumu, par contre même si les groupes armés n’ont pas directement mené des attaques, ces derniers agissent encore dans cette partie sous le label des ADF. L’ONG de droit de l’homme qui déplore cette situation appelle ces groupes armés locaux a saisir cette opportunité et quitter la brousse de peur qu’il ne soit frappé et subir la rigueur de la loi.

Notons cependant qu’hors mis les atrocités commises par des ADF dans plusieurs entités de la chefferie de Walese Vonkutu, le territoire d’Irumu est en grande partie calme. Les activistes appelle les différents acteurs impliqués dans les violences dans cette partie du territoire à soutenir et préservé cette accalmie pour le développement durable.

La rédaction

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