Art-culinaire : La cuisine traditionnelle quasiment pas consommée dans les hôtels de Beni

La tendance culinaire à Beni suit un chemin déroutant. La cuisine traditionnelle, autrefois une fierté locale, est presque devenue une rareté dans les complexes hôteliers et les centres d’accueil de la ville.

La raison de ce changement est que ces repas sont généralement préparés à la maison et donc les clients optent pour des plats plus exotiques. Les frites de pomme de terre, le poisson frit, les boulettes de viande, le bœuf et la salade sont les favoris, comme l’a révélé un cuisinier local.

L’ironie de la situation est que, malgré la mise à disposition d’un menu, les clients ne demandent pas souvent des plats traditionnels. Il arrive parfois que lors des mariages, la cuisine traditionnelle soit imposée, mais ceux qui préfèrent ces plats restent rares, selon Ruphin Wisanga, un cuisinier du Centre d’Accueil Protestant (CAP) Beni.

Pourtant, la cuisine locale est très appréciée par les visiteurs de Kinshasa, Goma et d’autres villes qui séjournent temporairement à Beni. Ces quelques personnes sont celles qui apprécient et consomment la cuisine locale.

«C’est surtout quelques Kinois qui demandent à consommer la cuisine locale. Je suppose que c’est parce que les repas que nous considérons comme du luxe ici sont très accessibles chez eux», confie un employé cuisinier à Kilalopress.net.

Parmi les plats traditionnels les plus demandés figurent les courges (Maboque, Ndlr), les petits pois verts et les ignames. Ces plats restent les plus sollicités dans certains complexes hôteliers et centres d’accueil de la ville de Beni.

Samuel Isenge

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