RDC : La propagation de fausses rumeurs, une atteinte à la liberté d’expression ?

En République démocratique du Congo (RDC), l’infraction de “propagation de fausses rumeurs” est punissable en vertu de l’article 199 du Code pénal congolais. Selon l’expert juridique Ghislain Syaghuswa, résidant dans la ville de Beni, toute information susceptible de causer des troubles ou d’inciter la population contre les autorités est considérée comme une “fausse rumeur”. De nombreux analystes congolais estiment que cette infraction est un moyen de limiter la liberté d’expression dans un pays démocratique.

Elle est également considérée comme un moyen de dissuasion contre les critiques du régime actuel. M. Syaghuswa explique qu’une fausse rumeur se produit lorsqu’une personne propage sciemment de fausses informations dans le but de nuire à l’autorité publique ou au gouvernement. Selon l’article 199 du Code pénal congolais, cette infraction est passible d’une peine d’emprisonnement allant de 2 mois à 3 ans.

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Toa Jibu

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