Une correspondance adressée à la direction du Groupe de Travail Climat REDD Rénové (GTCRR) par la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) a récemment remis au centre du débat la gouvernance interne du réseau. Dans ce document daté du 23 avril 2026, la LICOCO, se présentant comme membre fondateur, demande notamment l’annulation de l’Assemblée générale tenue du 9 au 10 avril 2026 à Moanda, évoquant des irrégularités liées aux mandats des organes, à la représentativité des délégués, à la transparence des procédures et à la gestion de certains partenariats stratégiques. Dans ce contexte, Kilalopress a interrogé le président du Conseil d’administration du GTCRR, Omar Kabasele.
Kilalopress : Au regard des statuts du GTCRR qui fixent la durée des mandats à 3 ans renouvelable une fois, et des éléments indiquant une continuité bien au-delà de ce cadre, comment expliquez-vous la situation actuelle de gouvernance et sa conformité aux textes ?
Omar Kabasele : C’est du fait que ça c’est anachronique parce qu’il y a déjà de mauvaises décisions de l’Assemblée Générale qui allaient nous faire avoir à la Révolution tous nos outils de gouvernance, c’est-à-dire les statuts, réglementaires, normes de procédure. On a offert ça à l’économie d’un jour avec l’équipe de Justice de l’Assemblée Générale. Donc on parle de plus de 6 statuts, qui a connu beaucoup de révolutions. Et actuellement, les mandats de tous les organes, pas seulement les conseils d’administration, tous les organes de la base au sommet ne sont plus au mandat de cet ancien statut. Il y a eu une recommandation et une décision déjà en 2023, confirmée par l’Assemblée Générale de 2026, qui a revu la question des mandats de la base au sommet. Tous les mandats ont été revus et de nouvelles recommandations ont été faites.
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