Kinshasa — Au départ, tout semblait réuni pour un moment politique inédit. Reçus à la présidence, des représentants des peuples autochtones pygmées avaient remis au Chef de l’État des symboles forts — un aigle pour la sagesse, une lance pour la protection, un bouclier pour le rassemblement. Dans cette mise en scène solennelle, chargée de traditions et de reconnaissance, une promesse émerge : celle de voir, pour la première fois, un membre de ces communautés accéder à un poste de vice-ministre.
Dans un pays où ces populations figurent parmi les plus marginalisées, l’annonce a immédiatement suscité un espoir rare, presque historique. Mais quelques semaines plus tard, l’élan initial laisse place à une séquence plus incertaine, marquée par des tensions, des contestations et une série de zones d’ombre qui interrogent le processus censé concrétiser cette avancée.
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