À Kisangani, l’arrestation de deux agents de l’État impliqués dans le trafic d’un bébé chimpanzé dépasse largement le cadre d’un fait divers. Elle révèle, en filigrane, la persistance de circuits clandestins bien structurés et la vulnérabilité d’un système de contrôle fragilisé de l’intérieur.
Les faits, désormais établis, remontent au 7 avril 2026. Ce jour-là, un jeune chimpanzé est retrouvé vivant dans un hôtel de la ville, dissimulé dans un sac à dos, alors que sa vente aurait déjà été conclue. Les deux individus interpellés, affectés au service des transports, auraient convoyé l’animal depuis le PK 122 en direction de Kisangani, en tentant de franchir sans alerte les barrières de contrôle, notamment celle du PK 23 sur la RN4. Une méthode à la fois rudimentaire et révélatrice, qui repose sur la discrétion et la banalisation des déplacements pour échapper à la vigilance.
Abonnez-vous gratuitement pour continuer la lecture
Entrez votre email ou utilisez Google. Aucun paiement requis.