Dans la nuit du 10 au 11 mars, onze creuseurs artisanaux ont trouvé la mort, ensevelis sous des tonnes de terre instable. Huit jours plus tard, le 18 mars, le ministère des Mines a pris la parole à travers un communiqué officiel, tentant de cadrer les circonstances du drame et d’esquisser une réponse étatique.
Selon cette communication, les victimes évoluaient dans une zone industrielle formellement interdite d’accès, à l’intérieur du périmètre concédé à la société Boss Mining. Une enquête évoquée par les autorités confirme que ces creuseurs se trouvaient dans un espace non autorisé au moment du glissement de terrain. Une précision qui, tout en établissant une infraction aux règles d’exploitation, soulève en filigrane une question plus vaste : celle de la porosité persistante entre exploitation industrielle et artisanale dans plusieurs bassins miniers du pays.
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