Dans la vallée de Kimwenza, les maraîchers tentent encore de nourrir Kinshasa malgré l’étau qui se resserre

Kinshasa, RDC — Au sud de la capitale congolaise, la vallée de Kimwenza demeure l’un des derniers poumons agricoles capables d’alimenter les 17 millions d’habitants de Kinshasa. Mais pour les petits producteurs qui travaillent ces terres, les obstacles s’accumulent au point de mettre en péril leur capacité à nourrir la ville.
Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à peine 1 % des terres arables du pays sont cultivées, alors que la République démocratique du Congo en possède près de 80 millions d’hectares. Un paradoxe qui contribue à exposer plus de 26 millions de Congolais au risque d’insécurité alimentaire sévère d’ici début 2026 (ONU).

En observant Kimwenza aujourd’hui, deux paysages se font face.
D’un côté, une mosaïque de forêts, de potagers et de cultures locales — oseille, épinards, ciboule — respirent encore au rythme du ruissellement de la rivière Lukaya.
De l’autre, les mêmes terres disparaissent sous des dalles de béton. La spéculation immobilière pousse de nombreux propriétaires à abandonner l’agriculture pour vendre des parcelles constructibles, grignotant chaque mois un peu plus la vallée.

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Toa Jibu

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