À Kinshasa, où les déchets plastiques s’amoncellent au rythme d’une urbanisation accélérée, une équipe de chercheurs congolais tente d’explorer une voie encore peu exploitée dans le pays : la fabrication de bioplastiques à partir de cyanobactéries récoltées dans les étangs de Maluku et renforcées avec des fibres issues de rafles de maïs. L’étude, publiée dans la Revue Congolaise des Sciences & Technologieshttp://Development of Bioplastic Films from Schizothrix lacustris … Revue Congolaise des Sciences et Technologies https://rcst.cd › index.php › rcst › article › view, s’inscrit dans un contexte mondial marqué par une dépendance persistante aux plastiques dérivés du pétrole et par une accumulation croissante de déchets non biodégradables.
Selon les données reprises par les chercheurs, la production mondiale de plastique est passée de 234 millions de tonnes en 2000 à près de 460 millions de tonnes en 2019. Pourtant, seuls 9 % de ces matériaux sont recyclés, tandis qu’une grande partie finit dans les décharges ou dans les milieux naturels, avec des conséquences environnementales durables. À Kinshasa, où plus de 7 800 tonnes de déchets seraient générées quotidiennement, la question de solutions alternatives devient progressivement un enjeu à la fois écologique, sanitaire et économique.
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