Le 23 avril 2024, la société civile congolaise a adressé une lettre ouverte émouvante à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, mettant en lumière les risques sérieux posés par l’élevage et la possession non réglementés des chiens d’attaque et de défense dans les zones minières. Cette missive poignante appelle à une prise de conscience urgente et à des mesures concrètes pour remédier à cette crise dévastatrice.
Selon cette lettre, depuis la libéralisation du secteur minier en 2002, de nombreuses entreprises opèrent dans des zones de tension avec les communautés locales. Les conséquences sont déchirantes : accaparement des terres agricoles, perte de valeur culturelle, détérioration des moyens de subsistance. Face à cette vulnérabilité, certaines communautés en viennent à enfreindre la loi minière pour assurer leur survie, exacerbant les tensions déjà précaires.

Pour protéger leurs sites des incursions, les entreprises minières font appel à des sociétés de gardiennage, certaines recourant à l’utilisation de chiens. Cependant, cette pratique a engendré des violations flagrantes des droits humains, causant des préjudices corporels et des traumatismes insoutenables parmi les habitants des provinces minières. Cette situation intolérable exige une action immédiate et concertée.

La société civile congolaise, depuis 2018, s’est engagée dans des efforts visant à réformer les pratiques des sociétés de gardiennage. En mars 2023, un projet de réglementation des sociétés de gardiennage, incluant des mesures pour encadrer l’utilisation des chiens, a été présenté à Kinshasa. Cependant, l’absence de réglementation stricte expose toujours les communautés à des risques inacceptables.
Face à cette crise humanitaire, la societe civile demande que le gouvernement prenne des mesures décisives pour réglementer l’élevage et la possession des chiens d’attaque et de défense. Une réglementation solide, assortie d’un contrôle obligatoire sur les propriétaires de chiens, est impérative pour prévenir de futurs incidents et assurer le respect des droits humains. L’appel pressant aux plus hautes autorités du pays est lancé afin d’agir sans délai pour mettre un terme à cette tragédie humaine. L’avenir des communautés locales dépend de la volonté des décideurs d’agir pour mettre fin à cette tragédie et instaurer des mesures protectrices.
La redaction