Le 15 Octobre 2014, la ville de Beni, au Nord-Kivu (partie Est de la RDC), enregistrait ses premières victimes massacrées par des combattants ADF (Forces démocratiques et alliés). Ce premier massacre avait eu lieu au quartier Ngadi, dans la commune Rwenzori.
Dans l’objectif de marquer inoubliable cette date du début des massacres dans la ville, des structures de la société civile et de certains mouvements citoyens et groupes de pression avec des volontaires indépendants ont initié une campagne de mobilisation et plaidoyer pour la construction d’un mausolée en mémoire des victimes de ce triste événement. Cette initiative qui est presque en terme, visant à lutter contre toute falsification des traces et histoire des tueries en ville de Beni, reçoit déjà les soutients des habitants.
C’est à l’exemple de Thembo Musolombi, habitant du quartier Ngadi. Joint sur place, dans son quartier par les reporters de Kilalopress.net, celui-ci se rappelle encore du déroulement des évènements macabres des tueries comme c’était récent. Ce soir là, le 15 Octobre 2014, cet habitant qui soutient cette initiative pour son caractère historique, témoigne avoir vécu ses proches, une trentaine être exécutés par des des assaillants ADF.
«Je félicite cette action qui sera historique (..) Quand nous seront morts, les générations futures sauront quand une telle période des gens étaient tués et ont été enterré ici. C’est sera un signal et même une preuve pour les futures générations.» dit-il à Kilalopress.net.
Les travaux de la construction de ce mausolée qui vise à démontrer au monde entier que les tueries se poursuivent à Beni et ainsi sauvegarder des preuves palpables sur ces tueries sont presque vers la fin. Le mausolée est construit au cimetière public de Masiyani, à plus ou moins 3 Kilomètres du centre-ville de Beni.