Insécurité à l’Est de la RDC : des étrangers à la base de l’insécurité au Sud-Kivu ?

La province du Sud-Kivu, est devenue théâtre d’une insécurité grandissante depuis l’agression de la RDC, dans sa partie Est par son voisin, le Rwanda. Cette insécurité se caractérise par la découverte des “corps sans vie de personnes” tuées par des inconnus.

La ville de Bukavu, chef-lieu de la province est la plus touchée par ce phénomène. Des habitants appellent les autorités à prendre des nouvelles mesures pour mettre fin à cette hémorragie sécuritaire qui affecte non seulement la santé psychologique de paisibles citoyens mais aussi l’économie.

L’identification et enregistrement des personnes étrangères en province est un atout pour mettre fin à des formes variées d’insécurité par l’implication des autorités ainsi des services de sécurité en collaboration avec les services des migrations, suggèrent certains habitants. D’après nos sources, des étrangers qui sont en nombre non négligeable comme travailleurs dans des hôtels, bars, restaurants, terrasses, boîtes de nuit, sur des chantiers ainsi dans des carrières d’exploitation des minerais à travers la province du Sud-Kivu, sont des premiers suspects et devraient tous être identifiés.

Nos sources renseignent que ces étrangers s’identifient en majorité comme des Burundais. Plusieurs d’entre eux qui sont même des Rwandais se font passés pour des burundais, suite au conflit entre la RDC et le Rwanda. Cependant, on ne peut rien reprocher à ces personnes qui d’ailleurs sont appréciées par des clients pour leur serviabilité ainsi que par leurs employeurs pour le savoir faire. A en croire les observateurs, ces gens ne sont pas des ennemis à refouler néanmoins, vue la situation actuelle dominée par l’agression du pays par le Rwanda voisin, on doit veiller à ce qu’ils ne soient utilisés par nos ennemis comme mercenaires.

Ils sont bons. Ils sont nos frères d’ailleurs, ils nous rendent bon service.Mais l’état doit faire attention puisque l’ennemi du pays peut jouer avec eux comme mercenaires“, conseille un citoyen.

Un patron d’un bar a indiqué que ces étrangers sont aimés par des boss puisqu’ils ne sont pas trop exigeants en terme de main d’oeuvre.

Je les emploi comme d’autres les emploient dans leurs business. Les Burundais sont nombreux même sur des maisons en chantiers à travers la province. Juste ils demandent peu comme rémunération par rapport aux Congolais“, a-t-il indiqué.

Cet avis est soutenu par des propriétaires des maisons en cours de construction dont les étrangers dominent parmi les employés (ingénieurs, maçons, aide maçons, sentinelles, chauffeurs…). Ces étrangers quant à eux, se disent être sur le sol Congolais à la recherche du travail afin d’assurer la survie de leurs familles.

J’ai quitté mon pays le Burundi pour travailler ici parceque ici on me donne l’argent qui suffit pour mes besoins. Quand je touche, j’envoie l’argent à ma famille au Burundi. Nous sommes nombreux au Congo à la recherche d’argent” a avoué une serveuse dans un hôtel à Bukavu.

Des organisations de la société civile qui craignent l’infiltration du pays par l’ennemi ainsi que des maladies sexuellement transmissibles surtout, ont toujours demandé aux services de migrations de bien suivre les mouvements des ces personnes étrangères serveuses dans des bars, restaurants, hôtels… étant donné qu’il ya parmi elles des professionnelles de sexe.

D’autres demandes se joignent à celle-là en exigeant le contrôle sévère à partir des frontières jusqu’au lieu de demeure des étrangers présents sur le sol Congolais, d’où la nécessité de leur enregistrement par des cadres de base qui les gardent dans leurs entités administratives, dans le but d’endiguer une éventuelle infiltration par les détracteurs de la RDC. Le Ministère de l’intérieur et la Monusco ont partagé en mai dernier, l’avis d’identification et enregistrement par les cadres de base, des visiteurs et étrangers présents sur l’étendue de la province.

C’était lors de l’audience accordée au ministre provincial de l’intérieur Maître Albert Labani Msambya au bureau de la Monusco Sud-Kivu. Cette identification serait un atout pour éviter l’infiltration de l’ennemi de la population du Sud-kivu en particulier et du Congo en général.
Il est donc important pour les parties prenantes de rendre concrète cette initiative avant qu’il ne soit tard.

Salomon Mubasi

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