Une cargaison de viande de brousse, comprenant notamment des chimpanzés, des singes et des antilopes, a été interceptée par les agents de la barrière du Point Kilométrique 13 sur la RN4 à Tshopo. Ce coup de filet intervient en pleine trêve écologique, période cruciale qui s’étend du 1er août au 31 novembre et pendant laquelle la chasse est strictement interdite afin de protéger la reproduction des espèces sauvages.
Selon le procès-verbal de la coordination provinciale de l’Environnement, cette saisie comprend deux morceaux de chimpanzés, dix singes, deux antilopes et deux rats de Gambie. Les chimpanzés, classés parmi les espèces totalement protégées, sont des indicateurs de la santé des forêts congolaises, et leur disparition menace l’équilibre des écosystèmes locaux.
La ministre provinciale de l’Environnement, Bijou Koy, a rappelé avec fermeté que la trêve écologique n’est pas une simple formalité, mais une obligation légale indispensable à la survie de la faune. « La période de fermeture de la chasse vise à permettre aux animaux de se reproduire et de maintenir l’équilibre naturel. Toute violation sera sanctionnée conformément à la loi », a-t-elle déclaré.
Sur le plan scientifique, ces mesures sont vitales. Les périodes de reproduction sont des fenêtres critiques pour la régénération des populations animales. Les singes et les antilopes, par exemple, jouent un rôle clé dans la dispersion des graines et le maintien de la diversité végétale. La chasse illégale pendant cette période peut provoquer un effondrement local des populations et perturber les chaînes alimentaires, avec des conséquences directes sur la biodiversité et les communautés humaines dépendantes des forêts.
Depuis le début de la trêve écologique, la ministre Bijou Koy a multiplié les instructions pour garantir l’application rigoureuse de l’arrêté provincial et renforcer la sensibilisation des communautés locales, souvent tentées de chasser malgré l’interdiction. La saisie au PK 13 envoie un signal clair : la protection de la faune est une priorité, et tout manquement met en péril l’équilibre des écosystèmes du Congo.
Cette action illustre non seulement la vigilance des autorités, mais rappelle à chacun que la survie des espèces emblématiques comme le chimpanzé et la préservation des écosystèmes sont intimement liées. Respecter la trêve de chasse, c’est participer à la protection de la richesse naturelle et de l’avenir écologique du pays.
Par kilalopress