Maiko : le Réseau CREF en première ligne pour réconcilier communautés et conservation

Le Parc national de la Maïko, l’un des sanctuaires les plus isolés et les plus mystérieux de la RDC, tente une nouvelle approche : replacer les communautés au cœur de la conservation. Et pour cela, un acteur s’impose en éclaireur le Réseau CREF, connu pour son travail auprès des populations forestières.

À l’initiative du Parc national de la Maïko, en partenariat avec Fauna & Flora International (FFI), et avec un appui stratégique du Réseau CREF, un Dialogue communautaire d’une ampleur inédite s’ouvre autour d’un thème évocateur :
« Nos liens avec la nature : comment construire un avenir durable pour les communautés autour du Parc National de la Maiko ».

Objectif : transformer une conservation longtemps perçue comme punitive en un modèle participatif, inclusif et partagé. Écogardes, communautés riveraines et partenaires techniques sont appelés à co-construire des solutions qui allient protection des écosystèmes et développement local. Les discussions sont structurées en deux sessions :

  • Butembo (Nord-Kivu), du 20 au 21 novembre 2025, consacrée au secteur Nord ;
  • Kisangani, du 25 au 26 novembre 2025, centrée sur les secteurs Centre et Sud.

Un choix géographique réfléchi, tant le Maïko s’étend sur trois provinces Province Orientale, Nord-Kivu et Maniema et concentre des défis de gouvernance environnementale aussi vastes que son territoire. À lui seul, le Maïko incarne la biodiversité congolaise : chimpanzés, gorilles, paon congolais et okapi y trouvent refuge. Mais cette richesse continue de subir les effets croisés du braconnage, de l’exploitation minière artisanale et de la faible présence de l’État dans certaines zones enclavées.

En soutenant un dialogue ouvert entre populations locales et gestionnaires du parc, le Réseau CREF cherche à répondre à une équation longtemps négligée : aucune conservation durable n’est possible sans l’adhésion active des communautés qui vivent au quotidien avec la forêt. Pour beaucoup d’observateurs présents, cette initiative marque un tournant. Dans un pays où la conservation souffre régulièrement d’un déficit de communication et de fractures historiques entre parcs et riverains, le Maïko tente une réconciliation fondée sur la parole, l’écoute et la co-responsabilité.

Reste à voir si ces engagements se matérialiseront sur le terrain. Mais une chose est claire : avec ce dialogue communautaire, le Réseau CREF et ses partenaires veulent replacer la population — trop longtemps tenue à l’écart — au centre de l’avenir du parc.

Par kilalopress

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