Kinshasa, République Démocratique du Congo, 12 mars 2024 – la 6ème édition du Comité de pilotage derouler à Kinshasa concernant la réforme du secteur de la faune en République démocratique du Congo ont suscité une vague de scepticisme quant à leur efficacité réelle dans la lutte contre la pauvreté qui persiste au sein des communautés locales, malgré le potentiel naturel du pays.
Discussions sans fin, actions inexistantes
Alors que les membres de Comité de pilotage sur la Gestion du parc national de la Salonga se rassemblent pour réfléchir sur de nouvelles propositions visant à sauver la faune sauvage, au sein de la communaute locale la question cruciale demeure : pourquoi ces discussions interminables ne se traduisent-elles pas en actions tangibles pour améliorer les conditions de vie des communautés locales ? Pendant que des érudits débattent, des millions de Congolais continuent de lutter pour leur survie au quotidien.
Le mirage de la réforme : L’urgence proclamée pour agir rapidement contraste avec l’absence flagrante de progrès concrets jusqu’à présent. Les discours enflammés sur la préservation de la biodiversité n’ont pas réussi à dissimuler l’inaction persistante qui caractérise les efforts de réforme.
Les véritables enjeux négligés
Alors que la République démocratique du Congo est mondialement reconnue pour sa riche diversité faunique, la 6ème édition du Comité de pilotage sur la Gestion du parc national de la Salonga tenue à Kinshasa semblent davantage servir les intérêts des organisations internationales que ceux des communautés locales. Les communautés rurales, dont la survie dépend largement des ressources fauniques, sont reléguées au second plan, malgré leur rôle crucial dans la préservation des forêts.
Oubli des acteurs locaux : Les peuples autochtones, tels que les pygmées, sont laissés pour compte dans la gestion des ressources naturelles, alors même qu’ils représentent des partenaires essentiels dans la protection des forêts. Leur exclusion des décisions concernant leurs propres terres soulève des questions fondamentales sur l’équité et la justice sociale dans ces discussions.
Un manque de volonté politique

Alors que des lois existent pour protéger la faune et ses habitats, leur application laisse à désirer. La régulation de la chasse coutumière et la responsabilisation des communautés locales restent des défis non résolus, malgré des années de législation en place. Il est temps que les autorités congolaises passent des paroles aux actes et assurent une application effective des lois existantes.
Pauvreté persistante : Malgré la richesse naturelle du pays, la pauvreté endémique continue d’affecter des millions de Congolais. Les promesses de partage des bénéfices issus des aires protégées restent vaines, laissant les communautés locales dans un état de dépendance et de marginalisation.
Alors que les discussions sans fin se poursuivent à Kinshasa, les communautés locales continuent de lutter pour leur survie, la faune sauvage étant à la fois leur ressource et leur identité. Il est grand temps que ces réunions donnent lieu à des actions concrètes et inclusives, mettant en avant les intérêts des communautés locales pour véritablement transformer la réalité de la pauvreté en République démocratique du Congo.
Par Franck zongwe lukama