Les travaux de la Table ronde sur l’évaluation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et Ituri, ont démarré lundi 14 août 2023 au Palais du peuple, dans la ville de Kinshasa, capitale congolaise. Cette table ronde se penche sur l’avenir de l’État de siège, qui n’a pas été en mesure de mettre fin à l’insécurité grandissante dans les provinces concernées.
Dans une sortie médiatique depuis dimanche dernier, la société civile du territoire de Beni, met en garde les participants contre la probable nomination de commissaires spéciaux à la tête de ces ds deux provinces sous Etat de siège. Richard Kirimba, premier vice-président de cette structure souligne que le souhait de la population reste la levée de ce régime exceptionnel. Il estime que ces travaux seront une occasion de remettre le pouvoir à l’administration civile.
Cet acteur de la société civile met en garde tous ceux qui pensent à la nomination des commissaires généraux en remplacement des autorités de l’État de siège en lieu et place des personnes qui avaient été élues par la population à la tête de ces provinces.
La même opinion est soutenue par Maître Achille Kapanga, acteur politique de la région de Beni. Comme la société civile, cet ancien maire de la ville de Beni, s’oppose à cette idée de la nomination des commissaires spéciaux. Il pense que ces travaux seront une occasion de remettre le pouvoir aux députés et Gouverneur élus pour qu’ils terminent leur mandat en toute quiétude.
De son côté Maître Ghislain Syaghuswa, cadre du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, rejette l’idée de la nomination des commissaires spéciaux. Par ailleurs, il estime que la levée ni la requalification de l’État de siège ne sont opportune pour le moment.
Selon lui, l’important et l’urgence serait de maintenir l’État de siège qui se levera de lui même après les prochaines élections législatives, que de donner la province du Nord-Kivu, par exemple sous menace des M23, à un civil politicien qui viendra malheureusement que pour préparer sa campagne électorale pendant quelques temps qui reste.
L’état de siège avait été instauré le 6 mai 2021. C’était dans l’objectif de mettre fin à l’insécurité au Nord-Kivu et en Ituri. Mais, cependant deux ans après la persistance de cette insécurité divise encore l’opinion sur l’efficacité de cette mesure spéciale qui doit été levée ou qualifiée selon plusieurs. La table-ronde initiée par le Président Félix Tshisekedi doit donc trouver une issue à cette controverse.