RDC – À l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, plusieurs organisations congolaises tirent la sonnette d’alarme : des centaines de familles autochtones, notamment les Pygmées, vivent dans des conditions dramatiques, aggravées par l’insécurité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo.
Au-delà des discours officiels et des lois adoptées, la réalité sur le terrain reste sombre pour ces communautés marginalisées. Logement précaire, accès limité à la forêt, perte des terres ancestrales, insécurité grandissante… Pour les Pygmées, la survie est un combat quotidien.
Le Foyer de développement pour l’autopromotion des personnes indigentes et en détresse (FDAPID), une organisation active au Nord-Kivu, interpelle les autorités congolaises et la communauté internationale. Son coordonnateur national, Vicar Hangi Batundi, salue les avancées légales, notamment l’adoption d’une loi consacrée à la protection des peuples autochtones. Mais il rappelle que le texte reste lettre morte sans application concrète sur le terrain.
« Certains vivent dans des zones totalement insécurisées. Ils sont chassés de leurs terres, privés de la forêt qui représente leur source de vie. Leur existence est de plus en plus précaire », alerte-t-il.
Les ONG dénoncent aussi le manque de volonté politique pour traduire les engagements en actions tangibles. Elles appellent à des solutions durables : accès aux services sociaux de base, reconnaissance des droits fonciers, et inclusion effective dans les politiques publiques. Dans un pays riche en ressources naturelles mais miné par des conflits récurrents, les peuples autochtones restent les grands oubliés du développement. Pour ces défenseurs des droits humains, il est temps de passer des promesses à l’action.