Dans la province du Nord-Kivu, une crise silencieuse, mais néanmoins dévastatrice, menace la vie des jeunes filles, en ville de Goma. Au cours du dernier mois seulement, cinq cas d’avortements précoces et criminels ont été enregistrés dans la capitale de la province. Dans le quartier de Ndosho, une jeune fille a tragiquement perdu la vie en tentant un avortement, son amant a été arrêté par les services de sécurité.
Clarice, une infirmière à l’hôpital CBACA Virunga, a lancé un appel pressant au gouvernement congolais pour organiser des séances de sensibilisation sur les dangers de l’avortement. Selon elle, ces séances devraient également viser à mettre fin à la pratique des faux médecins qui procèdent à des avortements dangereux.
De nombreux parents de Goma sont indignés par la situation. Ils exhortent les jeunes filles et garçons à faire preuve de sagesse lorsqu’ils entament des relations sexuelles non protégées. Est-ce là le cri d’alarme nécessaire pour pousser les autorités à l’action ?.
Madame Huguette Rusabika, directrice exécutive de l’organisation Focus Droit et Accès, spécialisée dans la promotion et la défense des droits des femmes et des enfants, souligne que le gouvernement a l’obligation d’encadrer les jeunes filles sans occupation. Selon elle, ces dernières se tournent vers la prostitution, ce qui entraîne des grossesses indésirables et, par conséquent, des avortements qui mènent trop souvent à la perte de vies humaines.
La situation est alarmante et nécessite une action immédiate.
Les autorités congolaises doivent prendre des mesures pour éduquer et protéger ces jeunes filles vulnérables. Leur vie est en jeu. Faisons en sorte que cette tragédie ne soit pas ignorée. Le temps presse pour le Nord-Kivu.
Bienfait Tumsifu depuis Goma.