Le Secteur des Assolongo, à Muanda, engage une opération d’identification et d’enregistrement de tous ses pêcheurs à partir du 6 janvier 2026. Cette initiative vise à actualiser le registre local et à renforcer la sécurité des acteurs face aux risques d’arraisonnement et aux tensions régionales, selon le Chef de Secteur.
À Muanda, le Secteur des Assolongo engage une vaste opération d’identification et d’enregistrement de ses pêcheurs, soulignant une approche à la fois administrative et sécuritaire. Dans un communiqué daté du mardi 6 janvier 2026, le Chef de Secteur a invité tous les acteurs de la pêche opérant dans cette zone à se présenter auprès de ses services afin d’obtenir une carte officielle de pêcheur. Cette démarche, qui ne précise ni sa durée ni les frais éventuels, vise à formaliser et actualiser le registre local de cette profession clé pour la collectivité.
Interrogé par Kilalopress, Antoine Kimbungu, un responsable local, a indiqué qu’il s’agit d’une opération annuelle, dont l’objectif premier est de tenir à jour le fichier des pêcheurs dans le secteur. Le Secteur des Assolongo, l’une des trois entités décentralisées du Territoire de Muanda, se distingue par sa vocation halieutique, avec deux groupements principaux s’étendant le long des rives du fleuve Congo, où la pêche représente l’une des activités économiques majeures.
Au-delà de la dimension administrative, le Chef de Secteur insiste sur l’enjeu sécuritaire de cette initiative. Selon lui, l’identification permet de protéger les pêcheurs contre des risques récurrents d’arraisonnement, notamment de la part de la marine angolaise. Elle contribue également à la vigilance nationale dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires persistantes dans l’Est du pays. À en croire certaines analyses, ce type de registre, lorsqu’il est correctement tenu, peut offrir des outils précieux pour mieux gérer les ressources halieutiques, prévenir les conflits transfrontaliers et renforcer la résilience des communautés riveraines.

Dans un territoire où le fleuve Congo structurent non seulement l’économie locale mais aussi les dynamiques sociales et sécuritaires, cette opération pourrait constituer un levier pour mieux articuler développement économique et surveillance maritime. Cependant, des acteurs du secteur estiment que sa réussite dépendra de la mise en œuvre concrète et transparente de la délivrance des cartes, ainsi que de la sensibilisation des pêcheurs sur leurs droits et obligations.
Ainsi, ce projet, tout en répondant à des impératifs immédiats de sécurité et de régulation, soulève également des questions sur la gouvernance locale des activités halieutiques et sur les mécanismes à mettre en place pour protéger durablement les pêcheurs et leurs moyens de subsistance.
Par kilalopress