Kwango : des éléphants en provenance de la réserve de Ngundu-Mayala endommagent des cultures à Kasonga-Lunda

Kenge, 12 mars 2026. — Trois éléphants ayant quitté la réserve de Ngundu-Mayala ont été signalés en déplacement dans le territoire de Kasonga-Lunda, province du Kwango, où ils ont causé d’importants dégâts dans des champs appartenant à des habitants du groupement Tambu-Nseke, selon une source locale. L’information a été confirmée jeudi par des acteurs du milieu, qui décrivent une situation marquée par des pertes agricoles mais sans bilan humain à ce stade.

D’après les précisions fournies par Willy Passam, notable du village du groupement Tambu-Nseke, les animaux seraient sortis de la réserve de Ngundu-Mayala avant de traverser plusieurs localités, notamment les villages Kipungu et Panzi, en passant par la rivière Tshungu et le village Mangola, avant d’atteindre Kikwati, où ils auraient ravagé des plantations. « Je vous confirme que trois éléphants en provenance de la réserve de Ngundu-Mayala sont sortis aux villages Kipungu et Panzi passant par la rivière Tshungu et le village Mangola, avant d’entrer à Kikwati où ils ravagent les champs et sèment la terreur », a-t-il déclaré.

Les cultures touchées concernent principalement des champs de piments, de courges, de bananes et de canne à sucre. Selon les informations communiquées par la même source, les plantations de manioc seraient relativement épargnées. Jusqu’à présent, aucune perte en vie humaine n’a été signalée, a-t-il souligné, tout en décrivant une atmosphère de tension dans la zone concernée.

Les éléphants se trouveraient dans les forêts situées entre les villages de Kikwati et Ngongolo, plus précisément dans les champs de Kikwati. Le village de Kikwati est localisé à environ 8 kilomètres de Tambu-Nseke, dans le secteur de Kibunda, et se situe à plus de 300 kilomètres de Kenge, chef-lieu de la province du Kwango.

Face à cette situation, Willy Passam a appelé à une intervention rapide des autorités compétentes, citant notamment le gouvernement provincial, la coordination provinciale de l’Environnement ainsi que l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Selon lui, une action urgente serait nécessaire afin de limiter l’ampleur des dégâts et de réduire les risques pour les populations locales.

Dans l’attente d’éventuelles mesures de gestion, la présence de ces éléphants met en lumière la proximité entre zones agricoles et espaces de conservation dans cette partie du sud-ouest de la République démocratique du Congo. Les habitants, qui dépendent largement de l’agriculture vivrière, se retrouvent exposés aux conséquences de tels déplacements fauniques, dans un contexte où la coexistence entre activités humaines et faune sauvage demeure un enjeu récurrent. À ce stade, les autorités concernées n’ont pas encore communiqué publiquement sur les dispositions envisagées.

Par kilalopress

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