À la veille d’une vaste opération annoncée contre l’insalubrité dans la capitale congolaise, la dynamique institutionnelle s’accélère à Kinshasa. Ce jeudi 12 mars, le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a réuni autour de lui les responsables de la Cellule d’innovation et de changement de mentalités (CICM), dans un cadre qualifié de stratégique, alors que le gouvernement provincial prépare le lancement de ses actions sur le terrain. La rencontre s’inscrit dans une séquence de préparation visant à structurer l’approche qui accompagnera cette initiative publique d’envergure.
Autour de la table, la CICM était représentée par son coordonnateur, Jacques Kangudia, accompagné de son adjoint, Jacques Kambala Tshilombo. Selon les éléments communiqués à l’issue de la séance de travail, les échanges ont porté sur la définition de stratégies de sensibilisation dites « intensive et contraignante », destinées à soutenir la grande opération que l’exécutif provincial entend déployer pour lutter contre l’insalubrité et contribuer à améliorer l’image de la capitale.
Structure stratégique rattachée à la Présidence de la République, la CICM est appelée à jouer un rôle d’appui aux initiatives de l’autorité urbaine. Dans le contexte actuel, marqué par des défis persistants en matière de gestion des déchets et de propreté publique, cette collaboration est présentée comme un levier d’accompagnement pour renforcer l’adhésion des populations aux mesures envisagées. L’objectif affiché demeure clair : faire de Kinshasa une ville propre, saine et plus agréable à vivre, à travers une mobilisation élargie.
D’après les informations issues de cette réunion, la CICM compte engager des actions de sensibilisation auprès des habitants, avec l’ambition de les encourager à s’impliquer activement dans cette démarche collective. L’enjeu, selon les responsables impliqués, dépasse la seule dimension opérationnelle et touche à la transformation des comportements, dans une métropole où les questions d’hygiène urbaine ont des répercussions directes sur la santé publique, la qualité de vie et l’équilibre environnemental.
Dans cette perspective, une commission ad hoc sera mise en place dès la semaine prochaine. Elle réunira les responsables sectoriels de l’exécutif provincial ainsi que les experts de la CICM. Sa mission consistera à assurer une coordination efficace des actions prévues, afin d’éviter les dispersions et de garantir une mise en œuvre harmonisée sur le terrain. Cette étape organisationnelle apparaît comme un préalable à la phase opérationnelle annoncée.
Face à la presse, le coordonnateur adjoint de la CICM a réaffirmé l’engagement de la structure à accompagner l’autorité urbaine dans la concrétisation de cette initiative, dont la finalité est d’améliorer durablement le cadre de vie et le bien-être des habitants de Kinshasa. À travers cette déclaration, la dynamique engagée se veut collaborative, articulant volonté politique, expertise institutionnelle et mobilisation citoyenne, dans un contexte où la gestion de l’insalubrité demeure un enjeu structurant pour l’avenir environnemental de la capitale.
Par kilalopress