Kinshasa : le Président Tshisekedi appelle les autorités coutumières à soutenir le développement rural, la préservation de l’environnement et la résilience communautaire

À Kinshasa, lundi 2 mars 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a lancé un appel à l’engagement des autorités coutumières dans les efforts de reconstruction nationale et de développement rural, à l’occasion de l’ouverture du Forum national des Affaires coutumières. Selon des participants présents, cette rencontre s’inscrit dans une logique de décentralisation et de proximité des services publics, où le rôle des leaders traditionnels est présenté comme central pour l’accompagnement des politiques étatiques.

« Dans un pays engagé dans la décentralisation et la proximité des services publics, votre rôle est déterminant pour accompagner les politiques de développement rural, soutenir la scolarisation, la protection de l’enfant et de la femme, encourager l’entrepreneuriat local », a affirmé le Chef de l’État. D’après ses propos, les autorités coutumières sont également sollicitées pour sensibiliser les populations à la préservation de l’environnement, à la gestion rationnelle des ressources naturelles et à la lutte contre le changement climatique, des enjeux majeurs dans un contexte de pression sur les écosystèmes et de vulnérabilité des communautés rurales.

Le Président Tshisekedi a insisté sur la position de ces acteurs sociaux comme « premiers responsables locaux du vivre-ensemble », soulignant leur rôle de gardiens des terres et de médiateurs dans les périodes de crise, particulièrement là où l’État est distant ou lent à intervenir. À en croire certaines analyses, cette responsabilisation pourrait constituer un levier pour renforcer la résilience locale face aux défis environnementaux et sociaux.

Le forum a été présenté comme un espace destiné au partage d’expériences et de savoirs traditionnels, à croiser avec les pratiques modernes dans divers secteurs tels que la justice, les affaires foncières, la culture, les mines, l’agriculture, l’environnement, la jeunesse, le genre et la sécurité. Des acteurs du secteur estiment que cette approche pourrait permettre une meilleure intégration des connaissances locales dans la gouvernance des ressources naturelles, tout en renforçant la cohésion sociale.

Par ailleurs, le Chef de l’État a rappelé la nécessité de préserver et de valoriser les valeurs ancestrales africaines, aujourd’hui menacées par les dynamiques de mondialisation. Selon lui, ces pratiques coutumières, lorsqu’elles sont promues dans leurs aspects constructifs, peuvent devenir des vecteurs de paix, de dignité et de développement communautaire. D’après des observateurs, cette mise en avant de la tradition pourrait également contribuer à sensibiliser les populations aux pratiques durables et à la protection de leur environnement immédiat, enjeu critique dans un pays où la pression sur les terres et les ressources naturelles ne cesse de croître.

Par kilalopress

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