Deux hommes ont trouvé la mort le samedi 3 janvier 2026 à Kilya, dans le groupement Malambo, secteur Ruwenzori, territoire de Beni (Nord-Kivu), après la chute d’un arbre provoquée par une forte pluie accompagnée de vents violents. Le drame est survenu alors qu’ils travaillaient dans un champ, surpris par l’orage.
La pluie est tombée sans préavis, lourde et violente, sur les pentes du secteur de Ruwenzori. À Kilya, petite localité du groupement Malambo, dans le territoire de Beni, le samedi 3 janvier 2026 s’est achevé dans le fracas d’un arbre déraciné et le silence brutal de deux vies fauchées. Ce jour-là, l’orage, accompagné de rafales de vent, a transformé un espace agricole ordinaire en scène de tragédie.
Selon les éléments recueillis auprès d’acteurs locaux, deux hommes travaillaient dans un champ lorsque les conditions météorologiques se sont dégradées. Surpris par la violence soudaine de la pluie et par un arbre fragilisé, ils auraient tenté de s’éloigner, cherchant un refuge improvisé face à un danger devenu visible trop tard. L’arbre s’est effondré avant qu’ils ne puissent se mettre à l’abri. La mort a été immédiate.
Le drame est confirmé par Mumbere Mulala Meleki, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise dans cette entité, qui décrit une situation où la rapidité de l’événement n’a laissé aucune marge de réaction aux victimes. Les deux hommes ont été formellement identifiés : Katembo Philemon Robert, une trentaine d’années, originaire du village Muramba dans le groupement Basongora, et Muhindo Kyusi Augustin, âgé d’une vingtaine d’années, venu de Lubero. Leurs corps ont été remis aux familles respectives, plongeant deux communautés dans le deuil en ce début d’année.
« Nous présentons nos sincères condoléances aux familles éplorées », a déclaré Mumbere Mulala à un media locale, dans un contexte où l’émotion reste vive et où la répétition de tels incidents interroge. Car au-delà de la fatalité apparente, ce nouvel épisode met en lumière une réalité bien connue des zones rurales du Nord-Kivu : l’exposition permanente des populations aux aléas climatiques, souvent sans dispositif d’alerte ni infrastructures adaptées.

À Kilya comme ailleurs dans le territoire de Beni, l’agriculture reste une activité de subsistance exercée à ciel ouvert, étroitement dépendante des conditions météorologiques. D’après certaines analyses, l’intensification des pluies et des vents violents observée ces dernières années accroît les risques liés aux chutes d’arbres, aux glissements de terrain et aux inondations localisées. Faute de systèmes communautaires d’alerte précoce ou de mécanismes de prévention, les paysans se retrouvent en première ligne, exposés à des phénomènes de plus en plus imprévisibles.
Ce drame relance ainsi, une fois de plus, la question de la vulnérabilité climatique dans les zones rurales du Nord-Kivu. Il rappelle que derrière chaque épisode météorologique extrême se jouent des vies humaines, des économies familiales fragiles et un rapport à la nature devenu plus incertain. À en croire des observateurs locaux, sans anticipation collective et sans intégration du risque climatique dans les politiques locales, ces tragédies pourraient cesser d’être exceptionnelles pour devenir une inquiétante normalité.
Par kilalopress