Dans l’extrême sud-est de la République démocratique du Congo, les pluies intenses qui se sont récemment abattues sur le territoire de Sakania, dans la province du Haut-Katanga, ont provoqué une série d’inondations meurtrières dont les conséquences humaines et matérielles commencent seulement à être mesurées. Selon plusieurs informations relayées localement, des pertes en vies humaines ont été signalées dans le secteur de Balala, où les précipitations torrentielles ont entraîné le débordement simultané des rivières Luombwa et Luapula, submergeant habitations, routes et terres agricoles.
Dans cette partie frontalière du pays, les crues ont particulièrement frappé plusieurs localités rurales, parmi lesquelles Lubanga, Nongo, Ngaye, Londolo et Ngomalala. D’après des témoignages recueillis dans la région, la montée rapide des eaux a surpris les populations, transformant en quelques heures certains villages en zones difficilement accessibles. Les dégâts matériels apparaissent considérables : routes impraticables, ponts fragilisés ou emportés, infrastructures locales endommagées. Dans certains secteurs, les liaisons entre villages auraient été rompues, compliquant l’acheminement de l’aide et l’évaluation précise de la situation.
Les crues ont également touché les espaces vitaux de subsistance. Selon des informations concordantes, les eaux ont envahi des champs cultivés, menaçant les récoltes et accentuant l’inquiétude des habitants quant aux conséquences alimentaires des prochaines semaines. D’autres espaces symboliques du territoire, tels que les cimetières et les axes de circulation, auraient également été submergés, signe de l’ampleur de la montée des eaux.
Face à cette situation décrite comme particulièrement préoccupante, le député national Serge Nkonde, élu de Sakania, a officiellement saisi les autorités nationales afin d’alerter sur l’urgence humanitaire. Dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, l’élu plaide pour une mobilisation rapide de l’État congolais afin de venir en aide aux populations affectées.
Contacté par nos confreres de la radio Top Congo FM, Serge Nkonde a insisté sur la nécessité d’une intervention immédiate. « Nous demandons au Gouvernement de la République démocratique du Congo d’apporter en toute urgence une aide sociale et humanitaire. Les habitants de cette région font partie intégrante de la RDC et ont besoin de voir l’État intervenir rapidement », a-t-il déclaré.
L’élu sollicite également l’implication du ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire afin qu’une mission officielle puisse être dépêchée dans la zone sinistrée. À l’en croire, l’ampleur des dégâts et la vulnérabilité actuelle des habitants justifieraient une réponse rapide et coordonnée des institutions publiques.
« Il s’agit ici de vies humaines. des populations passent désormais leurs nuits à la belle étoile. Les eaux ont envahi les champs, les cimetières et les routes », a-t-il alerté.
Dans cette région où les communautés rurales dépendent largement de l’agriculture et des infrastructures locales pour leurs activités quotidiennes, l’ampleur réelle de la catastrophe pourrait encore évoluer à mesure que les équipes locales parviennent à accéder aux zones les plus touchées. Plusieurs observateurs estiment que ces inondations rappellent la vulnérabilité croissante de certaines zones du sud-est congolais face aux épisodes pluviométriques extrêmes, dont la fréquence semble s’intensifier ces dernières années. Pour l’heure, les regards restent tournés vers Kinshasa, où les autorités sont appelées à se prononcer sur les mesures d’assistance qui pourraient être déployées en faveur des habitants du secteur de Balala et des localités voisines, confrontés à une catastrophe qui, selon plusieurs sources locales, bouleverse déjà l’équilibre fragile de ces communautés rurales.
Par kilalopress